Après un vol de nuit sans pépin, nous sommes arrivés à l'aéroport "Schiphol" d'Amsterdam. Ma dernière visite de cet aéroport date de plus de 30 ans. Trente ans, ce n'est pas si long me direz-vous. En tout cas, suffisamment long pour permettre des changements importants et d'en faire un aéroport immensément démesuré par rapport à mes souvenirs. Les transformations physiques opérées et le flux d'humanoïdes se déplaçant dans tous les sens, en font un ensemble des plus vertigineux. En plus de l'étendue et de la densité humaine, un autre phénomène qui augmente le temps passé sur place est sans contredit la vérification douanière. En effet, les pays européens ont entrepris un changement radical pour les procédures d'admission dans leur pays respectif. L'appareil qui vous reçoit effectue trois vérifications afin d'avoir des données biométriques essentielles. Tout dépendant si le douanier électronique est satisfait de ce qu'il a pu capter à votre sujet (reproduction de la première page du passeport, photo sans lunettes et les empreintes digitales de la main droite), il vous dirige vers la route un (1) ou la route deux (2). Ceux qui, comme moi, étaient dirigés vers la route un (très peu d'élus, je dois vous dire) devaient tout simplement représenter à nouveau leur passeport à un autre douanier "nouvelle vague". Ce dernier, peut-être plus gradé ou plus perfectionné, avait le privilège de nous laisser entrer au pays. Pour la route deux (presque 85% des voyageurs moins chanceux) devaient suivre le cordon qui les acheminait à un douanier en chair et en os. Plus sympathique me direz-vous mais beaucoup plus long et pénible. Après quarante-cinq minutes de déplacement à petit pas de loup, Adrienne et mes amis ont pu franchir la ligne fatidique. J'avais remarqué, sur un tableau indicateur, que nous devions récupérer nos bagages au carrousel 19. Après avoir communiqué aux autres, le lieu de récupération, je me suis dirigé vers l'emplacement croyant qu'il était tout près. Et bien non, les valises étaient très loin, trop loin. Avec plus de dix minutes de marche j'ai aperçu l'emplacement du numéro 15. Donc je me dis :"le dix-neuf" n'est pas loin. Foutaise et tromperie car après avoir franchi un détour important ce dernier cachait huit autres emplacements bien espacés.
Le tout récupéré, nous nous dirigeons en train, vers Rotterdam. Ce sera le lieu d'embarquement pour notre croisière dans les îles britanniques. Notre hôtel le "Postillion Center" se trouve en plein centre ville. Tout près de notre hôtel, soit à quelques minutes de marche, les d'attraits touristiques comme les maisons cubiques, une multitude de restaurants offrant terrasse et pour ajouter la cerise sur le gâteau, un festival de jazz s'exécutant tout le long de notre rue principale. Nous sommes au milieu d'une ville animée avec ses tramways, ses voitures et ses bicyclettes se déplaçant avec harmonie et sérénité. Une des choses qui m'impressionne le plus est cet amoncellement de bicyclettes de toutes formes, attendant à un coin de rue que le feu de circulation change en leur faveur. La permission obtenue, la masse s'éparpille et dévoile une variété de modèles sur un même thème. Tantôt avec des guidons bien élevés permettant à l'occupant de se tenir bien droit comme l'exigeaient les religieuses dans ma jeunesse, ou avec un panier capable de contenir un adulte ou trois enfants. Jeunes et moins jeunes ont adoptés le même standard. Il faut le voir pour le croire mais tramway, automobiles et pistes cyclables occupées, fonctionnent très bien ici. Par contre même si la ville est agréable et les gens toujours près à nous aider dans nos recherches touristiques, nous avons remarqué que plusieurs papiers, laissés à eux même, voguent au gré du vent. C'est quand même un endroit agréable à visiter et à vivre.Demain nous prenons le "New Statendam" qui nous amènera à travers monts et marées à la conquête d'une histoire passée.

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