samedi 11 juillet 2026

Rotterdam

 Après un vol de nuit sans pépin, nous sommes arrivés à l'aéroport "Schiphol" d'Amsterdam.  Ma dernière visite de cet aéroport date de plus de 30 ans.  Trente ans, ce n'est pas si long me direz-vous.  En tout cas, suffisamment long pour permettre des changements importants et d'en faire un aéroport immensément démesuré par rapport à mes souvenirs.  Les transformations physiques opérées et le flux d'humanoïdes se déplaçant dans tous les sens, en font un ensemble des plus vertigineux.  En plus de l'étendue et de la densité humaine, un autre phénomène qui augmente le temps passé sur place est sans contredit la vérification douanière.  En effet, les pays européens ont entrepris un changement radical pour les procédures d'admission dans leur pays respectif.  L'appareil qui vous reçoit effectue trois vérifications afin d'avoir des données biométriques essentielles.  Tout dépendant si le douanier électronique est satisfait de ce qu'il a pu capter à votre sujet (reproduction de la première page du passeport, photo sans lunettes et les empreintes digitales de la main droite), il vous dirige vers la route un (1) ou la route deux (2).  Ceux qui, comme moi, étaient dirigés vers la route un (très peu d'élus, je dois vous dire) devaient tout simplement représenter à nouveau leur passeport à un autre douanier "nouvelle vague".  Ce dernier, peut-être plus gradé ou plus perfectionné, avait le privilège de nous laisser entrer au pays.  Pour la route deux (presque 85% des voyageurs moins chanceux) devaient suivre le cordon qui les acheminait à un douanier en chair et en os.  Plus sympathique me direz-vous mais beaucoup plus long et pénible.  Après quarante-cinq minutes de déplacement à petit pas de loup, Adrienne et mes amis ont pu franchir la ligne fatidique.  J'avais remarqué, sur un tableau indicateur, que nous devions récupérer nos bagages au carrousel 19.  Après avoir communiqué aux autres, le lieu de récupération, je me suis dirigé vers l'emplacement croyant qu'il était tout près.  Et bien non, les valises étaient très loin, trop loin.  Avec plus de dix minutes de marche j'ai aperçu l'emplacement du numéro 15.  Donc je me dis :"le dix-neuf" n'est pas loin.  Foutaise et tromperie car après avoir franchi un détour important ce dernier cachait huit autres emplacements bien espacés.  

Le tout récupéré, nous nous dirigeons en train, vers Rotterdam.  Ce sera le lieu d'embarquement pour notre croisière dans les îles britanniques.  Notre hôtel le "Postillion Center" se trouve en plein centre ville.  Tout près de notre hôtel, soit à quelques minutes de marche, les d'attraits touristiques comme les maisons cubiques, une multitude de restaurants offrant terrasse et pour ajouter la cerise sur le gâteau, un festival de jazz s'exécutant tout le long de notre rue principale.  Nous sommes au milieu d'une ville animée avec ses tramways, ses voitures et ses bicyclettes se déplaçant avec harmonie et sérénité.  Une des choses qui m'impressionne le plus est cet amoncellement de bicyclettes de toutes formes, attendant à un coin de rue que le feu de circulation change en leur faveur.  La permission obtenue, la masse s'éparpille et dévoile une variété de modèles sur un même thème.  Tantôt avec des guidons bien élevés permettant à l'occupant de se tenir bien droit comme l'exigeaient les religieuses dans ma jeunesse, ou avec un panier capable de contenir un adulte ou trois enfants.  Jeunes et moins jeunes ont adoptés le même standard.  Il faut le voir pour le croire mais tramway, automobiles et pistes cyclables occupées, fonctionnent très bien ici.  Par contre même si la ville est agréable et les gens toujours près à nous aider dans nos recherches touristiques, nous avons remarqué que plusieurs papiers, laissés à eux même, voguent au gré du vent.  C'est quand même un endroit agréable à visiter  et à vivre.

Demain nous prenons le "New Statendam" qui nous amènera à travers monts et marées à la conquête d'une histoire passée.

mercredi 8 juillet 2026

C'est reparti...

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, nous repartons en croisière cette semaine.  Comme nous ne voulions plus passer par les terres du "Seigneur des Orangers", nous avons choisi notre itinéraire habituel.  Nous nous envolerons demain vers Amsterdam afin de pouvoir nous diriger vers Rotterdam, notre port d'attache pour cette croisière.   Voici une capture d'écran de notre itinéraire pour les prochains jours...



vendredi 21 mars 2025

Nous sentons....


Nous commençons à sentir la fin du voyage.  Tout est là pour nous le rappeler.  Nous sommes partis des "Marquises" il y a deux jours déjà et nous ne voyons que de l'eau et encore de l'eau, à perte de vue.  Même le soleil est triste et se cache dernière d'épais nuages comme s'il avait eu la consigne de rester à la maison et de ne plus déranger personne.  Heureusement, il nous reste le "Lido", endroit de rassemblement, où les chaises longues autour d'une piscine, se retrouvent affublées de serviettes multicolores rendant moins pénible le regard vers l'extérieur.  Nous voyons de moins en moins de personnes se disputer une place au soleil... et de plus en plus de vêtements conventionnels s'allonger en accord avec le nombre de jours pour le retour.  L'attitude des gens, aussi, change graduellement comme s'il fallait faire une rétrospective des jours passés, à la fin d'un séminaire.  Suis-je en cours de devenir grincheux?  Peut-être un peu dépressif dû à ce long séjour en mer pour revenir à bon port.  Je n'aurais sûrement jamais fait la traversée de plusieurs mois, pour conquérir le "nouveau monde".  Soyons fiers de ceux et celles qui ont fait cette traversée et permis l'édification du Québec et du Canada.  Si le "maléfique" réussissait son coup tordu, je me considérerais comme immigrant illégal et je retournerais, je crois, vers mes origines à "Mortagne en Perche".


Ce n'est pas la période la plus agréable et même nos amis sont malades.  Bronchite, otite se sont invitées à la fin du voyage et ont décidé d'accompagner ce couple.  La dynamique change, le temps s'allonge et le navire ralentit sa cadence comme s'il ne voulait pas que ça se termine ainsi.  Depuis hier, la mer s'agite de plus en plus, permettant la formation de moutons, indice important de la force des vents.  Mais, le "Koningsdam" est d'une incroyable stabilité, traversant le tout avec une sérénité proposant un sentiment de sécurité.  Aujourd'hui, dix-sept mars, fête de la "St-Patrick", le vert est à l'honneur.  Nous avons rarement vu un vert décliné en autant de teintes sur des formes aussi variées que divertissantes.  Peu importe l'âge ou la condition physique, les gens arborent le vert pour s'identifier ou pour faire un clin d'oeil approbateur.  Une journée réussie autant pour les initiés que pour les autres.  Nous sommes un peu désolés, par contre, qu'il n'y a pas eu autant d'effort pour la journée du
 8 mars, "Journée internationale de la Femme".  Permettez-moi, en terminant, de devenir un peu chialeux et de me poser certaines


questions.  C'est ça qui arrive lorsque les activités de visite se réduisent à ne voir que le temps passé.  Pourquoi laissons-nous la droite nous convaincre que nous serions plus heureux si nous avions une philosophie de chacun pour soi?  Pourquoi laissons-nous la droite crier plus fort et détruire tout ce qui a été fait collectivement?  Pourquoi croyons-nous plus la rumeur que les faits établis et vérifiés?  Pourquoi ne crions-nous pas aussi fort qu'avant pour conserver nos acquis, notre société?  Il est vrai que ces questionnements sont loin des préoccupations d'une croisière mais, comme je vous l'ai dit plus tôt, il n'y a plus d'attraits touristiques pour nous distraire.  C'est mon dernier article, pour cette année, sinon je vais devenir encore plus chialeux.

L'an prochain, nous visiterons quatre villes du Mexique où nous n'avons pas encore mis les pieds, avant de nous diriger vers le "canal de Panama, que nous espérons traverser.  Soyez certains que nous arborerons "la fleur de lys ou l'unifolié" pour ne pas nous faire lapider par les gens de la place.

À la prochaine...

mardi 11 mars 2025

Plus ça va....


Je me rends compte que, plus ça va et plus c'est pareil.  C'est de moi dont je parle car, lorsque je relis mes anciens textes pour revoir les endroits visités ou les activités faites, je constate qu'il y a beaucoup de textes équivalents.  Il faut croire qu'il n'y a pas eu beaucoup de changements depuis la dernière fois.  Lorsque nous sommes rendus à identifier les édifices, les marchés et les magasins de souvenirs, avant de les voir, nous nous disons que nous devrions réinventer nos sorties et nos horizons.  À Moorea, c'est la troisième fois que nous foulons le sol de cette petite île.  En passant, elle est magnifique et le navire est ancré au large dans une de deux plus belles baies de la région.  Un paysage à couper le souffle, un relief aux parois escarpées et verdoyantes nous encadre.  Nous irons donc faire une reconnaissance des lieux déjà connus afin, de passer un peu de temps perdu.  Nous avons pris, pour le lendemain, une excursion qui nous amènera vers un endroit pas encore exploré (par nous, je veux dire).  La recherche d'une excursion intéressante, reste, à chaque fois un coup de dés parce que les descriptions sont très souvent un peu, plutôt, biaisées pour en assurer la vente.  Nous nous entendons sur un choix commun et nous nous assurons de la réservation possible.  Tout compte fait, nous avons fait un excellent choix.  Nous avions un chauffeur érudit, à l'affût de tout ce qui pourrait nous intéresser.  Continuellement, il décrivait les alentours avec les anecdotes appropriées tout en remplissant les temps morts par d'autres sujets comme le système d'éducation et les habitudes de vie des insulaires.  Bref, nous avions un chauffeur-guide comme j'ai rarement connu.  Les points de vue proposés, n'étaient pas dénués d'intérêts et de sens, nous jetant au visage, pics majestueux montant la garde devant une mer couleur émeraude.  Pour arriver à ces points remarquables, nous avons dû gravir une route en lacet, qui, à certains moments, devra être  recalculée et reprise à plus d'une fois pour se retrouver sur le bon chemin.  Ce n'était pas sans nous rappeler les cirques de l'Île de la Réunion, où nous devions utiliser le klaxon, à chaque tournant, pour avertir tout conducteur de garder sa droite dans les courbes raides.  Tout était parfait jusqu'au moment, pour terminer la randonnée, nous nous retrouvons, comme par hasard, dans une boutique de souvenirs.  Ne tirez pas trop vite vos conclusions.  Nous étions très heureux de cette initiative, pas pour les souvenirs mais, parce que c'était le seul endroit depuis le début où nous pouvions y trouver une toilette.  Soulagement!

Nous avons quitté "Moorea" pour nous établir momentanément à "Fakarava, Tuamoti".  Là aussi, c'est une bien belle petite île verdoyante et accidentée, ce qui est le propre, d'ailleurs, des îles volcaniques.  Cette fois-ci nous sommes accostés au port, donc nous pouvons sortir et revenir à notre guise.  Nous nous souvenons qu'il y a plein de petits magasins pour les touristes et les gens de la place, ce qui fait un heureux mélange à parcourir.  Le soleil qui nous accompagne, prend plaisir à marquer sa présence.  Nous profitons des ombres projetées pour nous éclipser et avancer davantage.  Le soleil est accompagné, aujourd'hui, pas sa grande amie "l'humidité".  Ils ont un accord tacite et s'en donnent à coeur joie pour nous rappeler de ne pas nous plaindre lorsque nous reviendrons au pays.  Les portes grandes ouvertes, des boutiques et magasins, nous invitent à partager une climatisation déficiente qui n'arrive pas à respecter les termes de son contrat.  L'attrait d'achat possible nous incite à fureter de plus près mais, la promiscuité des lieux s'impose à un tel point, qu'il est plus agréable d'être à l'extérieur.  Nous poursuivons quelques instants pour nous retrouver devant une quincaillerie, un marché d'alimentation et quelques magasins servant de pauses en direction du navire.  J'aime bien le soleil mais, l'intensité de son amour me fatigue un peu, je dois dire.  Nous ferons une nouvelle tentative demain en espérant que "l'humidité" reste à la maison.  Après une nuit de repos, nous réexaminons la situation.  Malheureusement, c'est le soleil qui est resté couché, ce qui fait que l'humidité nous arrose avec délicatesse et persévérance.  En après-midi, fatigué d'être en douceur, dame humidité se fait accompagner par le vent qui a décidé de jouer à "qui est le plus fort".  Le bruit se fait sentir de plus en plus et la visibilité nous empêche de percevoir le décor.  Il pleut des cordes et le vent est à écorner les boeufs, comme on dirait chez-nous.  Nous partons ce soir pour une autre île, mais demain nous serons en mer. 

jeudi 6 mars 2025

En route vers....

Deux jours déjà, depuis ma dernière publication et je m'ennuie de ne pas avoir quelques choses à raconter.  Lors de mon dernier envoie, vous étiez le 28 février et nous le premier mars.  Présentement nous sommes dimanche le 2 mars et ce n'est que demain que nous reviendrons dans l'espace temps du même deux mars que vous car nous traverserons la "ligne du changement de date" une autre fois.  Selon Wikipédia: "La ligne de changement de date est une ligne imaginaire, à la surface de la Terre, qui zigzague autour du 180e méridien (est et ouest) dans l'océan Pacifique ; son rôle est d'indiquer l'endroit où il est nécessaire de changer de date quand on la traverse" C'est pour cette raison que vous pouvez avoir des nouvelles de la nouvelle année de l'Australie pendant que nous, nous nous préparons pour la nôtre.  À cause de l'imprévu, nous passons plus de jours en mer que prévus.  Un navire c'est un "tous inclus" qui se déplace d'un point A à un point B.  Il y a plein d'activités, de conférences sur plusieurs sujets se rapportant à notre itinéraire, des concerts, des spectacles et des spécialités dignes de bons restaurants.  De plus, deux fois par jour, une équipe vient faire le ménage et préparer notre chambre.  Si c'est pas des vacances ça....  C'est un peu comme un voyage organisé mais, sans se taper les valises à tous les jours.

Nous nous approchons de la Polynésie Française et nous serons bientôt (encore deux dodos) à Papeete pour deux jours.  Je ne veux pas vous parler de la température d'ici car, je connais le contexte de Québec par les nouvelles des journaux du coin.  Mais, juste pour vous encourager, des jours meilleurs sont à venir et vous pourrez connaître des journées de 28 degrés comme ici.

Ce matin 4 mars, nous sommes un peu fébriles car nous pourrons toucher la terre ferme depuis un bon bout.  Nous sommes venus ici plus d'une fois ce qui fait que nous avons pu visiter à pied les alentours et les régions plus éloignées avec "Madame Mon Mari", comme nous l'avions si affectueusement surnommée.  Donc cette fois-ci nous décidons de trouver un endroit où nous pourrons faire du "snorkeling".  Après un bon petit déjeuner et les préparatifs nécessaires, nous partons à la recherche du taxi qui nous amènera à destination.  Pendant que nous nous apprêtions à sortir, les hauts-parleurs s'activent pour nous faire part d'un message important.  Nous ne pouvons sortir du navire avec de la nourriture, des plantes ou quelques articles qui pourraient nuire à l'agriculture de l'île.  Autrement dit, ici nous devons manger local si nous sommes hors du navire.  Bien, croyez-le ou non, il y a des passagers qui ont tenté leur chance. 


Pas surprenant que des crétins dirigent des pays.  Mais, revenons à nos préoccupations personnelles.  Nous demandons à plusieurs chauffeurs, les portes toutes grandes ouverte, de nous amener à la plage choisie.  Quelle ne fut pas notre surprise de nous voir refuser l'accès à bord.   Il faut dire qu'ils étaient plus intéressés a faire des tours de ville, plus lucratifs, que de transporter des clients d'un point A à un point B.  Finalement, nous avons trouvé un taxi plus accueillant qui nous amènera au point A et nous ramènera, deux heures trente plus tard,  au point B pour la modique somme de 50 USD par parcours.  Nous n'avons pas été déçus car, la plage n'était pas extraordinaire mais, l'eau était accueillante et la faune était ce que nous espérions.  Plusieurs espèces aux couleurs vives et variées paradaient autour de nous et prenant la pose pour l'immortalisation photographique.  Nous étions heureux car nous avions vu ce que nous devions voir mais, le soleil avait vu ce qu'il voulait voir en nous laissant des traces plus tangibles.  Demain ce sera journée de repos et de gel hydratant.

vendredi 28 février 2025

Encore une urgence...

Nous quittons l'archipel d'Hawaï après un dernier arrêt à "Nawiliwili Kaui".  Pour vous donner

une idée de notre impression de cette île, dites-vous que, si nous avions une échelle d'appréciation qui s'échelonne de un à dix, nous donnerions un huit à Kona et un trois pour cette dernière île.  Nous partons donc pour un deux jours en mer avec le "27 février" (demain) où nous traverserons "la ligne de changement de dates internationale".  Cette ligne s'étend des pôles Sud et nord et constitue la limite entre un jour calendaire et le suivant et ne se retrouve que dans l'océan Pacifique (source: Wikipédia).  Ce qui veut dire que nous n'aurons pas de 28 février cette année mais, nous nous retrouverons avec deux dimanches; "2 mars".  L'explication c'est que nous re-traverserons la ligne de changement de date, à nouveau, ce qui nous permettra de revenir dans votre calendrier.  Nous aurions pu nous retrouver en pire situation si, par exemple, la journée de passage de la "ligne" avait été un 17 mars.  Je n'ai rien contre la fête de la "St-Patrick" mais, porter du vert pendant deux jours ça, c'est plus difficile, pour moi.  Nous voguions agréablement vers notre prochain point de chute quand, tout-à-coup la voix du capitaine se fait entendre.  Après les excuses préliminaires, il nous annonce un contre-temps majeur qui va l'obliger à rebrousser chemin.  Une personne à bord a besoin de soins médicaux importants.  Après avoir parlé avec les autorités de la "Garde Côtière", ils ont convenu de se rapprocher, le plus possible, de la côte afin de permettre à l'hélicoptère, qui viendra secourir notre passager, de pouvoir faire l'aller-retour.  Il nous annonce, dans le même jet, que l'escale à "Fanning Island, Karibati" est compromise mais, qu'il pourra être plus précis après la prise en charge par la Garde Côtière.  Heureusement, pour la personne, il n'y a pas eu de décret présidentiel interdisant l'utilisation des fonds publics à des fins particulières.  Nous nous consolons en nous disant que ce soir nous aurons un autre souper en tenue de gala, normalement un peu plus festif.  Nous décidons, nous les gars, de ne porter que la cravate et de ne pas porter de veston, au grand désespoir de ma blonde.  Pourquoi, demande-t-elle?  Pourquoi pas, ai-je répondu.  Ce fut notre plus grosse chicane de la journée.  LIBERTÉ!  


Nous sommes le vingt-sept février mais, nous ne traverserons pas la "ligne de changement de date" car le capitaine à dû faire demi-tour.  À huit heures, un vrombissement important attire notre attention et nous amène à l'extérieur.  En effet, un hélicoptère est en position stationnaire au-dessus de la partie arrière du navire.  Il faut préciser que le navire ne possède pas de plate-forme pour permettre à l'hélico de se poser.  Il faut donc que le pilote reste en position stationnaire tout en s'harmonisant avec la vitesse du navire et de pouvoir hélitreuiller le patient et le garde côtier, déployé à cet effet.  Un peu plus loin, en soutien à l'hélico, nous apercevons un avion citerne faisant de grand cercle autour du "Koningsdam".  Ainsi, les autorités assurent le retour du patient et de l'hélico.  Tout s'est passé tellement bien, qu'en moins de quarante-cinq minutes, l'hélico et le navire prenait des caps différents.  Le temps passe et la voix du capitaine se fait à nouveau entendre.  La bonne nouvelle, est que l'opération s'est très bien déroulée mais, le mauvais côté de la chose est que nous avons dû revenir tellement loin sur nos pas que l'escale à "Fanning Island" est définitivement éliminée.  Ce n'est pas grave car, nous avons pu vivre un moment important aujourd'hui.  Il nous semblait que ce n'était que dans les films que nous pouvions voir des humains, faire des pieds et des mains et ce, à grand frais afin de sauver une vie.  Bien aujourd'hui, c'est ce que nous venons de vivre.

jeudi 27 février 2025

Honolulu et suite...


Nous venons de passer deux belles journées à Honolulu.  Contrairement à Québec, les croisiéristes ne sont pas toujours choyés par rapport à l'emplacement d'accueil.  La plupart du temps, les navires de croisières se retrouvent dans des ports commerciaux entourés par des "containers" et encore des "containers" aux graffitis douteux et souvent à des kilomètres de la ville.  Par contre, l'emplacement, à Honolulu, se situe à mi-chemin de la description précédente.  Nous sommes à quelques pas (façon de parler car tout se transforme en km), disons, à une distance raisonnable pour des marcheurs moyens.  Nous avons déjà visité le quartier gouvernemental avec le "Lolani Palace" et la statue du "Roi Kamehameha" lieu des quartiers généraux de "Hawaï 5-0" et ses alentours.  Ce dimanche nous avons décidé de nous rendre au "Chinatown".  C'est toujours un coin qui contraste avec le reste de la ville surtout si elle est au repos, dimanche oblige.  En effet, si nous n'avons rencontré que des touristes tout le long du parcours, il en est tout autrement à destination.  Les rues grouillent de vie et les petits marchés publiques s'animent au fur et mesure de l'achalandage.  Une chose est constante par ailleurs.  Peu importe où ce quartier se retrouve, il est déployé toujours sur le même modèle.  La variété des produits offerts est incroyable.  Des fruits exotiques, des herbes de toutes sortes et des racines méconnaissables, dénaturées par le séchage et servant de médecine traditionnelle se côtoient sans problème.  Il faut pénétrer à l'intérieur de certains commerces pour voir l'étendue et la variété des étals.  Des poissons, dont nous ignorions l'existence présents sous forme congelés voisinent des pattes de poules (sans la poule) et d'autres fournitures n'ayant trouvé place à l'extérieur.  C'est une curiosité que nous ne pouvons contourner.  Nous constatons bien que c'est l'attraction principale de la journée pour les gens de la place car, le flux de déplacement est orienté vers les marchés comme des abeilles vers l'essaim.  Nous revenons, à contre courant, vers le navire qui se retrouve à deux kilomètres de notre point de départ.


Deuxième journée à Honolulu, nous négocions un tour pour aller voir des attractions bien particulières avec un chauffeur vietnamien (avant sa déportation dans son pays d'origine???).  Nous désirons voir le "Diamond Head", quelques plages célèbres et différents points de vue caractéristiques d'un environnement à formation volcanique.  Nous convenons d'un montant pour deux heures de visite.  Sans plus tarder, je m'insère de peine et de misère sur la banquette arrière d'une "Sienna" ayant quelques années déjà.  Notre chauffeur, un gentil monsieur qui a connu la guerre au Vietnam et qui a immigré à Hawaï en soixante-quinze.  Nous l'aurions juré car, son accent démontre qu'il vécut une grande partie de sa vie sous d'autres cieux.  Comme convenu, nous faisons un arrêt à une des plages les plus célèbres à travers le monde, "Waikiki Beach".  Une magnifique plage de sable blanc qui s'étant sur plus de trois kilomètres, bordée par une mer émeraude et une vague agréable.  Nous scrutons la plage avec nos jumelles afin de retrouver la roulotte de crevettes de "Kamékona".  Peine perdue, il n'y a rien à l'horizon s'approchant  de notre requête.  Désespérés, nous décidons de poursuivre notre chemin.  Notre taxi nous amène sur le site de "Diamond Head" qui est un ancien volcan, éteint depuis longtemps, ce qui nous permet de circuler à l'intérieur du cratère et d'en escalader les parois, si désiré.  Effectivement un tunnel à voie unique, nous permet, par parcours alterné d'y entrer ou d'en sortir.  Impressionnant ce cratère de plus d'un kilomètre de diamètre qui nous laisse imaginer la force et l'étendue de l'explosion lors de sa formation il y a 300 000 ans.  Un sentier de trois kilomètres nous amène au sommet de la crête qui se situe à cent soixante mètres plus haut.  Nous sommes un peu déçuuuuus car il faut compter une heure trente minutes pour l'ascension aller-retour.  Zut, nous nous reprendrons une autre fois....  Les zones intérieures et extérieures adjacentes abritaient la première réserve militaire américaine à Hawaï.  Aujourd'hui, c'est plus un centre d'attraction que militaire.  Nous rebroussons chemin pour nous diriger vers "Koko Head" qui est un pic rocheux témoignant d'un passé volcanique très ancien qui s'est laissé pousser verdure, lui donnant un aspect beaucoup moins menaçant.  Plus nous nous éloignons de la grande ville et plus nous remarquons que le travail géologique a été important, brutal et, par le fait même, a limité les zones habitables.  Nous continuons de nous déplacer entre mer et montagne qui nous offrent des points de vue exceptionnels.  Nous nous arrêtons en cours de route pour admirer, sur une falaise, des personnages aussi petits que dans les bandes dessinées, faire des prouesses avec leurs planches et la vague.  Nous ne voyons pas le temps passé  mais nous devons faire demi-tour et revenir au navire.  Si un jour vous venez à Honolulu, ne restez pas qu'en ville, il a tant de belles choses a voir plus loin.