Aujourd'hui c'était notre première escale. Nous sommes amarrés au large d'Édimbourg. "Faut l'dire vite" comme dirait l'autre, car nous étions à trente-cinq minutes du centre ville. Nous pouvons voir la ville d'Édimbourg et son centre touristique moyennant un petit déboursé de quatorze livres sterling (soit 26 $ par personne). Est-ce que ça en valait la peine? Moi je dirais que oui sur plusieurs aspects. D'abord, parce que c'est un lieu beaucoup plus vieux que le nôtre, ce qui en fait en soi une pépinière de richesses historiques et, deuxièmement, par son dénivelé imposant qui amène des hauts et des bas assez importants pour des personnes de notre âge. L'histoire est omniprésente comme en témoignent les matériaux, la couleur et la similitude architecturale des bâtiments. Saviez-vous qu'Édimbourg et la ville de Québec ont un point en commun? Le premier "pont en porte-à-faux (cantilever)" a été érigé ici. Ce dernier a été construit par et pour les chemins de fer, comme à Québec. Il a eu longtemps la réputation du plus long pont de ce genre au monde jusqu'en 1917 où, c'est le pont de Québec qui a pris ces lettres de noblesse. Contrairement à celui de Québec, ce dernier ne permet que des passages ferroviaires. Cependant, même avec sa négligence imposée, notre monument national est plus imposant et magnifique.
Enfin le "tender" nous laisse débarquer sur la terre ferme. Nous nous dirigeons vers l'autocar qui nous amènera jusqu'à "George street". De là nous pourrons nous rendre vers les points d'intérêts proposés. Il faudra trente-cinq bonnes minutes pour nous rendre à l'endroit où nous pourrons commencer la visite. En sortant de l'autocar nous avons comme une impression de panique qui nous habite. La foule, l'étroitesse des rues et la conduite à gauche sont des éléments qui alimentent cette oppression. Nous déambulons dans les rues en essayant de mémoriser le plus d'indices possibles pour le chemin du retour et nous nous laissons entraîner par la vague humaine. Ne vous inquiétez pas trop car, j'ai quand même une application, sur mon téléphone, qui me permet de m'orienter mais, nous ne sommes jamais trop prudents. Et la marée humaine repart après un court moment pris en otage par un feu de circulation. Nous ne pouvons pas faire autrement pour l'instant, jusqu'au moment où mon "GPS" m'ordonne de tourner à gauche. Devant nous, un joueur de cornemuse, interprétant des airs vraisemblablement connus, rend l'entrée du parc plus solennelle. Dans ce parc se trouve le "Monument Scott" qui est l'un des plus gros monuments au monde dédié à un écrivain, qui est ici écossais, Sir Walter Scott. Le problème, pour moi, c'est le parcours du combattant. Pour pourvoir m'émerveiller, je dois franchir escalier et pente raide à l'aller et au retour. Aller! je prends mon courage à deux mains et je me lance, après tout, nous ne reviendrons pas à Édimbourg à tous les jours. Nous verrons pour la suite.... Je viens de recevoir un messages directement "du haut du bas du corps" m'avertissant que je ne pourrai pas voir l'"Edimburg Castle". Quelle idée aussi d'avoir construit ce château si haut. Ne vous en faites pas il y a de magnifiques parcs pour flâner et apprécier le moment présent. Nous avons donc marcher à travers rues et parcs ce qui nous permet de rêver sans trop de problème en autant que nous soyons conscients du point de retour.
Demain nous serons à "Stornoway" pour les deux prochains jours. Contrairement aux croisières d'hiver nous n'avons pas de journée en mer me permettant d'écrire plus. Je vais quand même faire de mon mieux.
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