jeudi 23 juillet 2026

Encore un et...

 Le voyage tire à sa fin et il ne me reste presque plus de temps pour écrire.  Il est vrai que, selon l'itinéraire prévu, nous ne vous avons pas parlé des passages à "Inverness et Greenock (Glasgow)" parce qu'il n'y a vraiment pas grand chose à voir et à dire.  Donc, au lieu de disputer, tempêter et d'être désagréables, nous allons, plutôt, vous raconter notre passage à "Belfast".  Rendus en ville, nous sommes embarqués à bord d'un "Hop on, Hop off" pour explorer les principales attractions de la ville.  Cette option nous permet de prendre le temps nécessaire pour apprécier les moments passés avec l'histoire.  Belfast est l'endroit où débuta, en

1909, la construction d'un funeste moment de l'histoire soit l'édification du "Titanic".  Donc, notre premier arrêt fut l'emplacement où, de 1909 et 1912, fut construit le célèbre navire, soit le chantier naval "Harland & Wolff de Belfast".  Ce chantier a dû détruire trois plus petites cales sèches pour permettre l'élaboration de celle qui devait recevoir le futur emblème.  Des constructions modernes rappelant la forme de notre vedette semble sortir de terre.  La visite ne nous laisse pas indifférents surtout lorsque notre imagination se plait à nous inventer des images d'ouvriers façonnant le monstre d'acier.  Saviez-vous que l'américain Charles Melville Hays, directeur général du "Grand Trunk Pacific Railway", ami de Sir Wilfrid Laurier et propriétaire du "Château Laurier" se trouvait à bord du Titanic lors du naufrage.  C'est pourquoi l'inauguration de l'hôtel s'est faite en juin et non en avril comme prévue.  Après avoir fait les cent pas autour de l'histoire nous retournons à notre lieu de rassemblement pour nous diriger vers un autre site.  Voilà qu'au loin nous entrevoyons, après quinze minutes d'attente, notre moyen de transport.  Nous recherchons sur la carte de l'itinéraire notre prochain arrêt.  Nous surveillons attentivement et au moment opportun j'appuie sur l'avertisseur d'arrêt pour indiquer au chauffeur notre intention de sortir.  Nous n'étions pas les seuls à vouloir débarquer.  Serais-je plus rapide ou les gens attendaient ce geste de ma part, jamais nous serons le fond de l'histoire, tout ça reste un mystère....  Notre deuxième arrêt est, en général, un endroit que nous nous plaisons à voir peu importe, la ville où nous déambulons et j'ai nommé "le marché".  À l'entrée, étal de poissons sur glace nous observent, accompagnés par quelques marchands pliant bagages sans oublier de faire bon ménage à grande eau.  Un marché comme nous les aimons.  Denrées alimentaires, babioles touristiques, bijoux de toutes sortes, restauration de prêt-à-emporter de toutes sortes s'entremêlent aux passants presqu'indifférents.  Des tissus s'étalent sur les comptoirs nous interdisant un choix possible et nous indiquant que la fin est proche.  Nous nous conformons à cette demande et nous reprenons le court de la visite.  Prochain arrêt, l'Université de Belfast.

L'avertisseur sonore annonçant un arrêt retentit.  Un magnifique bâtiment, digne de ce nom, s'ouvre devant nous.  C'est ici que nous voulons débarquer mais le chauffeur fait la sourde d'oreille et s'engouffre dans une petite rue secondaire.  Il s'arrête enfin, c'est l'arrêt officiel pour cette visite.  Nous retournons sur nos pas pour admirer ce bâtiment et ce qu'il représente.  Un message semble sortir de l'ensemble de la structure nous invitant à nous arrêter un moment.  Nous avons l'impression d'entendre: "Ici se donne le plus beau cadeau de l'homme à l'homme: la connaissance et la liberté".  Nous sommes devant la "Queen's University of Belfast" un joyau qui doit donner un sentiment de fierté à tous ceux et celles qui l'habitent.  Après notre visite, nous reprenons la route à bord de notre "autobus à deux étages".  Le temps file et le chauffeur nous annonce que le service se termine à seize heures.  Nous n'avons plus de temps pour une prochaine visite et nous restons à l'intérieur sachant que ce dernier nous ramènera au terminal.  Nous en profiterons pour flâner quelques peu avant de retourner au navire.  Prochaine destination: la ville qui a vu naître les Beatles en 1960.

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