"Stornoway" sera notre port d'attache pour les deux prochaines journées. Cette dernière est la principale
C'est seulement le lendemain que nous nous sommes rendu compte de l'étendue de l'île. Nous avions réservé une excursion pour aller voir les "Blackhouses", de l'autre côté de l'île. Il faudra presque une heure à travers un paysage irrégulier couvert de tourbe et de roches. Si nous n'avions d'autres humains autour de nous, nous pourrions nous croire sur une autre planète. Ces deux éléments seront, par contre, essentiels pour la survie des habitants. De grands espaces à perte de vue sans habitation mais qui nous laissent entrevoir quelques éparses présences de moutons arborant des couleurs comme des confettis pour identifier le propriétaire. Le paysage monotone donne l'impression d'une répétition sans fin de la même image. Enfin nous arrivons à notre destination. Là encore nous sommes dans un autre monde. Nous sommes face à l'Atlantique avec un vent du nord qui nous glace et rappelle les conditions précaires et difficiles des habitants. Ces demeures, dont le carré est constitué de roches empilées sans mortier les unes sur les autres et d'un toit en une espèce de chaume épais faisaient l'habitation de l'homme et la bête (vache). Dû à un manque d'entretien annuel, ces constructions sont restées jusqu'en 1970. La tourbe était le combustible pour réchauffer et cuisiner. Les gens de la place prélevaient des galettes de tourbe qu'ils faisaient sécher à l'air libre et qui par la suite servaient de combustible. Ces érections massives comportaient des ouvertures restreintes en hauteur et en largeur afin de faire une barrière au froid environnant. Le carré extérieur des bâtiments ne reflétait pas les dimensions des pièces internes beaucoup plus petites ce qui permettait maintenir une certaine température. Ces demeures rustiques furent habiter jusqu'à la fin des années soixante où les gens ont opté pour plus de confort et de commodités.

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