mardi 21 juillet 2026

Toujours en Écosse...

 "Stornoway" sera notre port d'attache pour les deux prochaines journées.  Cette dernière est la principale

ville de "l'Isle de Lewis" qui habite près de quatre-vingt-dix pour cent de la population et le 10%, soit approximativement deux mille personnes, se répartissent sur l'ensemble du reste du l'île.  La langue officielle est l'anglais mais c'est le gaélique qui est enseigné dans les écoles.  Un "shuttle" nous aide à parcourir les six kilomètres qui nous séparent du centre ville.  En sortant de l'autocar nous apercevons une compagnie de traversier dont le nom de "Caledonian McBrayne" pique un peu notre curiosité sur l'origine du nom de cette compagnie.  Saviez-vous que "Calédonie" est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse (source: Wikipédia).  Voilà la référence et le mystère résolu.  Une petite ville accueillante mais avec ses édifices si serrés que nous serions portés à croire qu'il n'y a pas d'autre place habitable sur l'île. Une petite ville où il est possible d'acheter du sirop d'érable 100% pur en provenance du Canada.  Une petite ville concentrée dans cet espace de bord de mer, dominé par un château du moyen-âge à l'entrée de la ville.  Outre l'aménagement nécessaire à la vie urbaine, les autorités ont organisés les espaces verts avec des sentiers pour bicyclettes et marcheurs dans un agréable parcours loin du bruit et de la poussière.  D'ailleurs nos amis l'ont emprunté pour se rendre en ville.   




C'est seulement le lendemain que nous nous sommes rendu compte de l'étendue de l'île.  Nous avions réservé une excursion pour aller voir les "Blackhouses", de l'autre côté de l'île.  Il faudra presque une heure à travers un paysage irrégulier couvert de tourbe et de roches.  Si nous n'avions d'autres humains autour de nous, nous pourrions nous croire sur une autre planète.  Ces deux éléments seront, par contre, essentiels pour la survie des habitants.  De grands espaces à perte de vue sans habitation mais qui nous laissent entrevoir quelques éparses présences de moutons arborant des couleurs comme des confettis pour identifier le propriétaire.  Le paysage  monotone donne l'impression d'une répétition sans fin de la même image.  Enfin nous arrivons à notre destination.  Là encore nous sommes dans un autre monde.  Nous sommes face à l'Atlantique avec un vent du nord qui nous glace et rappelle les conditions précaires et difficiles des habitants.  Ces demeures, dont le carré est constitué de roches empilées sans mortier les unes sur les autres  et d'un toit en une espèce de chaume épais faisaient l'habitation de l'homme et la bête (vache).  Dû à un manque d'entretien annuel, ces constructions sont restées jusqu'en 1970.  La tourbe était le combustible pour réchauffer et cuisiner.  Les gens de la place  prélevaient des galettes de tourbe qu'ils faisaient sécher à l'air libre et qui par la suite servaient de combustible.  Ces érections massives comportaient des ouvertures restreintes en hauteur et en largeur afin de faire une barrière au froid environnant.  Le carré extérieur des bâtiments ne reflétait pas les dimensions des pièces internes beaucoup plus petites ce qui permettait maintenir une certaine température.  Ces demeures rustiques furent habiter jusqu'à la fin des années soixante où les gens ont opté pour plus de confort et de commodités.

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