vendredi 21 mars 2025

Nous sentons....


Nous commençons à sentir la fin du voyage.  Tout est là pour nous le rappeler.  Nous sommes partis des "Marquises" il y a deux jours déjà et nous ne voyons que de l'eau et encore de l'eau, à perte de vue.  Même le soleil est triste et se cache dernière d'épais nuages comme s'il avait eu la consigne de rester à la maison et de ne plus déranger personne.  Heureusement, il nous reste le "Lido", endroit de rassemblement, où les chaises longues autour d'une piscine, se retrouvent affublées de serviettes multicolores rendant moins pénible le regard vers l'extérieur.  Nous voyons de moins en moins de personnes se disputer une place au soleil... et de plus en plus de vêtements conventionnels s'allonger en accord avec le nombre de jours pour le retour.  L'attitude des gens, aussi, change graduellement comme s'il fallait faire une rétrospective des jours passés, à la fin d'un séminaire.  Suis-je en cours de devenir grincheux?  Peut-être un peu dépressif dû à ce long séjour en mer pour revenir à bon port.  Je n'aurais sûrement jamais fait la traversée de plusieurs mois, pour conquérir le "nouveau monde".  Soyons fiers de ceux et celles qui ont fait cette traversée et permis l'édification du Québec et du Canada.  Si le "maléfique" réussissait son coup tordu, je me considérerais comme immigrant illégal et je retournerais, je crois, vers mes origines à "Mortagne en Perche".


Ce n'est pas la période la plus agréable et même nos amis sont malades.  Bronchite, otite se sont invitées à la fin du voyage et ont décidé d'accompagner ce couple.  La dynamique change, le temps s'allonge et le navire ralentit sa cadence comme s'il ne voulait pas que ça se termine ainsi.  Depuis hier, la mer s'agite de plus en plus, permettant la formation de moutons, indice important de la force des vents.  Mais, le "Koningsdam" est d'une incroyable stabilité, traversant le tout avec une sérénité proposant un sentiment de sécurité.  Aujourd'hui, dix-sept mars, fête de la "St-Patrick", le vert est à l'honneur.  Nous avons rarement vu un vert décliné en autant de teintes sur des formes aussi variées que divertissantes.  Peu importe l'âge ou la condition physique, les gens arborent le vert pour s'identifier ou pour faire un clin d'oeil approbateur.  Une journée réussie autant pour les initiés que pour les autres.  Nous sommes un peu désolés, par contre, qu'il n'y a pas eu autant d'effort pour la journée du
 8 mars, "Journée internationale de la Femme".  Permettez-moi, en terminant, de devenir un peu chialeux et de me poser certaines


questions.  C'est ça qui arrive lorsque les activités de visite se réduisent à ne voir que le temps passé.  Pourquoi laissons-nous la droite nous convaincre que nous serions plus heureux si nous avions une philosophie de chacun pour soi?  Pourquoi laissons-nous la droite crier plus fort et détruire tout ce qui a été fait collectivement?  Pourquoi croyons-nous plus la rumeur que les faits établis et vérifiés?  Pourquoi ne crions-nous pas aussi fort qu'avant pour conserver nos acquis, notre société?  Il est vrai que ces questionnements sont loin des préoccupations d'une croisière mais, comme je vous l'ai dit plus tôt, il n'y a plus d'attraits touristiques pour nous distraire.  C'est mon dernier article, pour cette année, sinon je vais devenir encore plus chialeux.

L'an prochain, nous visiterons quatre villes du Mexique où nous n'avons pas encore mis les pieds, avant de nous diriger vers le "canal de Panama, que nous espérons traverser.  Soyez certains que nous arborerons "la fleur de lys ou l'unifolié" pour ne pas nous faire lapider par les gens de la place.

À la prochaine...

mardi 11 mars 2025

Plus ça va....


Je me rends compte que, plus ça va et plus c'est pareil.  C'est de moi dont je parle car, lorsque je relis mes anciens textes pour revoir les endroits visités ou les activités faites, je constate qu'il y a beaucoup de textes équivalents.  Il faut croire qu'il n'y a pas eu beaucoup de changements depuis la dernière fois.  Lorsque nous sommes rendus à identifier les édifices, les marchés et les magasins de souvenirs, avant de les voir, nous nous disons que nous devrions réinventer nos sorties et nos horizons.  À Moorea, c'est la troisième fois que nous foulons le sol de cette petite île.  En passant, elle est magnifique et le navire est ancré au large dans une de deux plus belles baies de la région.  Un paysage à couper le souffle, un relief aux parois escarpées et verdoyantes nous encadre.  Nous irons donc faire une reconnaissance des lieux déjà connus afin, de passer un peu de temps perdu.  Nous avons pris, pour le lendemain, une excursion qui nous amènera vers un endroit pas encore exploré (par nous, je veux dire).  La recherche d'une excursion intéressante, reste, à chaque fois un coup de dés parce que les descriptions sont très souvent un peu, plutôt, biaisées pour en assurer la vente.  Nous nous entendons sur un choix commun et nous nous assurons de la réservation possible.  Tout compte fait, nous avons fait un excellent choix.  Nous avions un chauffeur érudit, à l'affût de tout ce qui pourrait nous intéresser.  Continuellement, il décrivait les alentours avec les anecdotes appropriées tout en remplissant les temps morts par d'autres sujets comme le système d'éducation et les habitudes de vie des insulaires.  Bref, nous avions un chauffeur-guide comme j'ai rarement connu.  Les points de vue proposés, n'étaient pas dénués d'intérêts et de sens, nous jetant au visage, pics majestueux montant la garde devant une mer couleur émeraude.  Pour arriver à ces points remarquables, nous avons dû gravir une route en lacet, qui, à certains moments, devra être  recalculée et reprise à plus d'une fois pour se retrouver sur le bon chemin.  Ce n'était pas sans nous rappeler les cirques de l'Île de la Réunion, où nous devions utiliser le klaxon, à chaque tournant, pour avertir tout conducteur de garder sa droite dans les courbes raides.  Tout était parfait jusqu'au moment, pour terminer la randonnée, nous nous retrouvons, comme par hasard, dans une boutique de souvenirs.  Ne tirez pas trop vite vos conclusions.  Nous étions très heureux de cette initiative, pas pour les souvenirs mais, parce que c'était le seul endroit depuis le début où nous pouvions y trouver une toilette.  Soulagement!

Nous avons quitté "Moorea" pour nous établir momentanément à "Fakarava, Tuamoti".  Là aussi, c'est une bien belle petite île verdoyante et accidentée, ce qui est le propre, d'ailleurs, des îles volcaniques.  Cette fois-ci nous sommes accostés au port, donc nous pouvons sortir et revenir à notre guise.  Nous nous souvenons qu'il y a plein de petits magasins pour les touristes et les gens de la place, ce qui fait un heureux mélange à parcourir.  Le soleil qui nous accompagne, prend plaisir à marquer sa présence.  Nous profitons des ombres projetées pour nous éclipser et avancer davantage.  Le soleil est accompagné, aujourd'hui, pas sa grande amie "l'humidité".  Ils ont un accord tacite et s'en donnent à coeur joie pour nous rappeler de ne pas nous plaindre lorsque nous reviendrons au pays.  Les portes grandes ouvertes, des boutiques et magasins, nous invitent à partager une climatisation déficiente qui n'arrive pas à respecter les termes de son contrat.  L'attrait d'achat possible nous incite à fureter de plus près mais, la promiscuité des lieux s'impose à un tel point, qu'il est plus agréable d'être à l'extérieur.  Nous poursuivons quelques instants pour nous retrouver devant une quincaillerie, un marché d'alimentation et quelques magasins servant de pauses en direction du navire.  J'aime bien le soleil mais, l'intensité de son amour me fatigue un peu, je dois dire.  Nous ferons une nouvelle tentative demain en espérant que "l'humidité" reste à la maison.  Après une nuit de repos, nous réexaminons la situation.  Malheureusement, c'est le soleil qui est resté couché, ce qui fait que l'humidité nous arrose avec délicatesse et persévérance.  En après-midi, fatigué d'être en douceur, dame humidité se fait accompagner par le vent qui a décidé de jouer à "qui est le plus fort".  Le bruit se fait sentir de plus en plus et la visibilité nous empêche de percevoir le décor.  Il pleut des cordes et le vent est à écorner les boeufs, comme on dirait chez-nous.  Nous partons ce soir pour une autre île, mais demain nous serons en mer. 

jeudi 6 mars 2025

En route vers....

Deux jours déjà, depuis ma dernière publication et je m'ennuie de ne pas avoir quelques choses à raconter.  Lors de mon dernier envoie, vous étiez le 28 février et nous le premier mars.  Présentement nous sommes dimanche le 2 mars et ce n'est que demain que nous reviendrons dans l'espace temps du même deux mars que vous car nous traverserons la "ligne du changement de date" une autre fois.  Selon Wikipédia: "La ligne de changement de date est une ligne imaginaire, à la surface de la Terre, qui zigzague autour du 180e méridien (est et ouest) dans l'océan Pacifique ; son rôle est d'indiquer l'endroit où il est nécessaire de changer de date quand on la traverse" C'est pour cette raison que vous pouvez avoir des nouvelles de la nouvelle année de l'Australie pendant que nous, nous nous préparons pour la nôtre.  À cause de l'imprévu, nous passons plus de jours en mer que prévus.  Un navire c'est un "tous inclus" qui se déplace d'un point A à un point B.  Il y a plein d'activités, de conférences sur plusieurs sujets se rapportant à notre itinéraire, des concerts, des spectacles et des spécialités dignes de bons restaurants.  De plus, deux fois par jour, une équipe vient faire le ménage et préparer notre chambre.  Si c'est pas des vacances ça....  C'est un peu comme un voyage organisé mais, sans se taper les valises à tous les jours.

Nous nous approchons de la Polynésie Française et nous serons bientôt (encore deux dodos) à Papeete pour deux jours.  Je ne veux pas vous parler de la température d'ici car, je connais le contexte de Québec par les nouvelles des journaux du coin.  Mais, juste pour vous encourager, des jours meilleurs sont à venir et vous pourrez connaître des journées de 28 degrés comme ici.

Ce matin 4 mars, nous sommes un peu fébriles car nous pourrons toucher la terre ferme depuis un bon bout.  Nous sommes venus ici plus d'une fois ce qui fait que nous avons pu visiter à pied les alentours et les régions plus éloignées avec "Madame Mon Mari", comme nous l'avions si affectueusement surnommée.  Donc cette fois-ci nous décidons de trouver un endroit où nous pourrons faire du "snorkeling".  Après un bon petit déjeuner et les préparatifs nécessaires, nous partons à la recherche du taxi qui nous amènera à destination.  Pendant que nous nous apprêtions à sortir, les hauts-parleurs s'activent pour nous faire part d'un message important.  Nous ne pouvons sortir du navire avec de la nourriture, des plantes ou quelques articles qui pourraient nuire à l'agriculture de l'île.  Autrement dit, ici nous devons manger local si nous sommes hors du navire.  Bien, croyez-le ou non, il y a des passagers qui ont tenté leur chance. 


Pas surprenant que des crétins dirigent des pays.  Mais, revenons à nos préoccupations personnelles.  Nous demandons à plusieurs chauffeurs, les portes toutes grandes ouverte, de nous amener à la plage choisie.  Quelle ne fut pas notre surprise de nous voir refuser l'accès à bord.   Il faut dire qu'ils étaient plus intéressés a faire des tours de ville, plus lucratifs, que de transporter des clients d'un point A à un point B.  Finalement, nous avons trouvé un taxi plus accueillant qui nous amènera au point A et nous ramènera, deux heures trente plus tard,  au point B pour la modique somme de 50 USD par parcours.  Nous n'avons pas été déçus car, la plage n'était pas extraordinaire mais, l'eau était accueillante et la faune était ce que nous espérions.  Plusieurs espèces aux couleurs vives et variées paradaient autour de nous et prenant la pose pour l'immortalisation photographique.  Nous étions heureux car nous avions vu ce que nous devions voir mais, le soleil avait vu ce qu'il voulait voir en nous laissant des traces plus tangibles.  Demain ce sera journée de repos et de gel hydratant.

vendredi 28 février 2025

Encore une urgence...

Nous quittons l'archipel d'Hawaï après un dernier arrêt à "Nawiliwili Kaui".  Pour vous donner

une idée de notre impression de cette île, dites-vous que, si nous avions une échelle d'appréciation qui s'échelonne de un à dix, nous donnerions un huit à Kona et un trois pour cette dernière île.  Nous partons donc pour un deux jours en mer avec le "27 février" (demain) où nous traverserons "la ligne de changement de dates internationale".  Cette ligne s'étend des pôles Sud et nord et constitue la limite entre un jour calendaire et le suivant et ne se retrouve que dans l'océan Pacifique (source: Wikipédia).  Ce qui veut dire que nous n'aurons pas de 28 février cette année mais, nous nous retrouverons avec deux dimanches; "2 mars".  L'explication c'est que nous re-traverserons la ligne de changement de date, à nouveau, ce qui nous permettra de revenir dans votre calendrier.  Nous aurions pu nous retrouver en pire situation si, par exemple, la journée de passage de la "ligne" avait été un 17 mars.  Je n'ai rien contre la fête de la "St-Patrick" mais, porter du vert pendant deux jours ça, c'est plus difficile, pour moi.  Nous voguions agréablement vers notre prochain point de chute quand, tout-à-coup la voix du capitaine se fait entendre.  Après les excuses préliminaires, il nous annonce un contre-temps majeur qui va l'obliger à rebrousser chemin.  Une personne à bord a besoin de soins médicaux importants.  Après avoir parlé avec les autorités de la "Garde Côtière", ils ont convenu de se rapprocher, le plus possible, de la côte afin de permettre à l'hélicoptère, qui viendra secourir notre passager, de pouvoir faire l'aller-retour.  Il nous annonce, dans le même jet, que l'escale à "Fanning Island, Karibati" est compromise mais, qu'il pourra être plus précis après la prise en charge par la Garde Côtière.  Heureusement, pour la personne, il n'y a pas eu de décret présidentiel interdisant l'utilisation des fonds publics à des fins particulières.  Nous nous consolons en nous disant que ce soir nous aurons un autre souper en tenue de gala, normalement un peu plus festif.  Nous décidons, nous les gars, de ne porter que la cravate et de ne pas porter de veston, au grand désespoir de ma blonde.  Pourquoi, demande-t-elle?  Pourquoi pas, ai-je répondu.  Ce fut notre plus grosse chicane de la journée.  LIBERTÉ!  


Nous sommes le vingt-sept février mais, nous ne traverserons pas la "ligne de changement de date" car le capitaine à dû faire demi-tour.  À huit heures, un vrombissement important attire notre attention et nous amène à l'extérieur.  En effet, un hélicoptère est en position stationnaire au-dessus de la partie arrière du navire.  Il faut préciser que le navire ne possède pas de plate-forme pour permettre à l'hélico de se poser.  Il faut donc que le pilote reste en position stationnaire tout en s'harmonisant avec la vitesse du navire et de pouvoir hélitreuiller le patient et le garde côtier, déployé à cet effet.  Un peu plus loin, en soutien à l'hélico, nous apercevons un avion citerne faisant de grand cercle autour du "Koningsdam".  Ainsi, les autorités assurent le retour du patient et de l'hélico.  Tout s'est passé tellement bien, qu'en moins de quarante-cinq minutes, l'hélico et le navire prenait des caps différents.  Le temps passe et la voix du capitaine se fait à nouveau entendre.  La bonne nouvelle, est que l'opération s'est très bien déroulée mais, le mauvais côté de la chose est que nous avons dû revenir tellement loin sur nos pas que l'escale à "Fanning Island" est définitivement éliminée.  Ce n'est pas grave car, nous avons pu vivre un moment important aujourd'hui.  Il nous semblait que ce n'était que dans les films que nous pouvions voir des humains, faire des pieds et des mains et ce, à grand frais afin de sauver une vie.  Bien aujourd'hui, c'est ce que nous venons de vivre.

jeudi 27 février 2025

Honolulu et suite...


Nous venons de passer deux belles journées à Honolulu.  Contrairement à Québec, les croisiéristes ne sont pas toujours choyés par rapport à l'emplacement d'accueil.  La plupart du temps, les navires de croisières se retrouvent dans des ports commerciaux entourés par des "containers" et encore des "containers" aux graffitis douteux et souvent à des kilomètres de la ville.  Par contre, l'emplacement, à Honolulu, se situe à mi-chemin de la description précédente.  Nous sommes à quelques pas (façon de parler car tout se transforme en km), disons, à une distance raisonnable pour des marcheurs moyens.  Nous avons déjà visité le quartier gouvernemental avec le "Lolani Palace" et la statue du "Roi Kamehameha" lieu des quartiers généraux de "Hawaï 5-0" et ses alentours.  Ce dimanche nous avons décidé de nous rendre au "Chinatown".  C'est toujours un coin qui contraste avec le reste de la ville surtout si elle est au repos, dimanche oblige.  En effet, si nous n'avons rencontré que des touristes tout le long du parcours, il en est tout autrement à destination.  Les rues grouillent de vie et les petits marchés publiques s'animent au fur et mesure de l'achalandage.  Une chose est constante par ailleurs.  Peu importe où ce quartier se retrouve, il est déployé toujours sur le même modèle.  La variété des produits offerts est incroyable.  Des fruits exotiques, des herbes de toutes sortes et des racines méconnaissables, dénaturées par le séchage et servant de médecine traditionnelle se côtoient sans problème.  Il faut pénétrer à l'intérieur de certains commerces pour voir l'étendue et la variété des étals.  Des poissons, dont nous ignorions l'existence présents sous forme congelés voisinent des pattes de poules (sans la poule) et d'autres fournitures n'ayant trouvé place à l'extérieur.  C'est une curiosité que nous ne pouvons contourner.  Nous constatons bien que c'est l'attraction principale de la journée pour les gens de la place car, le flux de déplacement est orienté vers les marchés comme des abeilles vers l'essaim.  Nous revenons, à contre courant, vers le navire qui se retrouve à deux kilomètres de notre point de départ.


Deuxième journée à Honolulu, nous négocions un tour pour aller voir des attractions bien particulières avec un chauffeur vietnamien (avant sa déportation dans son pays d'origine???).  Nous désirons voir le "Diamond Head", quelques plages célèbres et différents points de vue caractéristiques d'un environnement à formation volcanique.  Nous convenons d'un montant pour deux heures de visite.  Sans plus tarder, je m'insère de peine et de misère sur la banquette arrière d'une "Sienna" ayant quelques années déjà.  Notre chauffeur, un gentil monsieur qui a connu la guerre au Vietnam et qui a immigré à Hawaï en soixante-quinze.  Nous l'aurions juré car, son accent démontre qu'il vécut une grande partie de sa vie sous d'autres cieux.  Comme convenu, nous faisons un arrêt à une des plages les plus célèbres à travers le monde, "Waikiki Beach".  Une magnifique plage de sable blanc qui s'étant sur plus de trois kilomètres, bordée par une mer émeraude et une vague agréable.  Nous scrutons la plage avec nos jumelles afin de retrouver la roulotte de crevettes de "Kamékona".  Peine perdue, il n'y a rien à l'horizon s'approchant  de notre requête.  Désespérés, nous décidons de poursuivre notre chemin.  Notre taxi nous amène sur le site de "Diamond Head" qui est un ancien volcan, éteint depuis longtemps, ce qui nous permet de circuler à l'intérieur du cratère et d'en escalader les parois, si désiré.  Effectivement un tunnel à voie unique, nous permet, par parcours alterné d'y entrer ou d'en sortir.  Impressionnant ce cratère de plus d'un kilomètre de diamètre qui nous laisse imaginer la force et l'étendue de l'explosion lors de sa formation il y a 300 000 ans.  Un sentier de trois kilomètres nous amène au sommet de la crête qui se situe à cent soixante mètres plus haut.  Nous sommes un peu déçuuuuus car il faut compter une heure trente minutes pour l'ascension aller-retour.  Zut, nous nous reprendrons une autre fois....  Les zones intérieures et extérieures adjacentes abritaient la première réserve militaire américaine à Hawaï.  Aujourd'hui, c'est plus un centre d'attraction que militaire.  Nous rebroussons chemin pour nous diriger vers "Koko Head" qui est un pic rocheux témoignant d'un passé volcanique très ancien qui s'est laissé pousser verdure, lui donnant un aspect beaucoup moins menaçant.  Plus nous nous éloignons de la grande ville et plus nous remarquons que le travail géologique a été important, brutal et, par le fait même, a limité les zones habitables.  Nous continuons de nous déplacer entre mer et montagne qui nous offrent des points de vue exceptionnels.  Nous nous arrêtons en cours de route pour admirer, sur une falaise, des personnages aussi petits que dans les bandes dessinées, faire des prouesses avec leurs planches et la vague.  Nous ne voyons pas le temps passé  mais nous devons faire demi-tour et revenir au navire.  Si un jour vous venez à Honolulu, ne restez pas qu'en ville, il a tant de belles choses a voir plus loin.

mardi 25 février 2025

Terre

Vendredi 21 février, nous ferons une première escale dans les Îles Hawaï.  C'est à Kona,
plus précisément, que nous allons mettre le pied à terre depuis notre départ de San Diego le 15 février dernier.  Ce n'est pas l'île la plus intéressante mais, depuis l'éruption volcanique du plus gros volcan au monde, le "Mauna Loa" qui, en 2018, a détruit plus de 600 demeures à Hilo en moins d'une semaine, serait-ce la raison pour laquelle la compagnie a changé l'itinéraire qui nous était proposé il y a plusieurs années (spéculation tout à fait gratuite).  D'ailleurs, ce volcan est toujours actif et surveillé de près par les vulcanologues.  Mais, revenons à Kona où Jacques Brel aurait pu chanter "ce plat pays qui est le sien" mais avec une connotation un peu plus québécoise.  Nous sortons du navire pour emprunter l'artère qui nous amènera  vers les quelques attraits intéressants à visiter.  Cette route est bordée par un muret de pierres volcaniques, suivie de boutiques souvenirs de part et d'autre de la rue.  Pourquoi des boutiques souvenirs en si grand nombre?  Il y a un problème parce ce que lorsque nous procédons à l'achat d'un souvenir impulsivement ou autre c'est souvent rattaché à un moment fort dont on veut se rappeler.  Ici, moi je voudrais oublier plutôt que me souvenir.  En plus le soleil est de plomb et pas "l'ombre d'un arbre" capable d'en fournir au besoin.  Au bout du parcours nous visitons une magnifique petite église qui nous offre le moment de repos et de fraicheur attendus.  Dans le jardin, une magnifique sculpture en bronze du "Christ redonnant la vue à l'aveugle". Après quelques minutes salvatrices, nous reprenons le chemin du retour mais du côté opposé de la rue, comme pour nous donner un certain "challenge".  Nous voulons accélérer le pas mais, le soleil nous fait signe de ralentir.  Qu'il est pesant ce soleil, quand il le veut.  Nous poursuivons, plus que quelques pas et nous serons libérés.  Demain nous serons à "Kahului, Maui" et nous avons pris une excursion pour visiter une plantation tropicale et le "Maui Ocean Center".

Au réveil, nous constatons que le "Koningsdam" s'accroche de toutes ses amarres à l'emplacement désigné.  Nous avons prévue une visite organisée pour aller voir deux points d'intérêt pour nous.  Mais, vu que la rencontre n'a lieu qu'en après-midi, nous profitons de ce moment qui nous est offert.  Petit déjeuner sans stress, moments personnels d'oisiveté permettant un décrochage sporadique qui se fait distraire par les bruits environnants incontrôlables.  Un décrochage parfait qui oblige, à tout instant, à vérifier l'heure qui s'écoule plus lentement qu'à l'habitude.  Enfin, nous allons nous sustenter un tantinet car la visite durera cinq heures.  Nous sommes pris en charge à 12 h 45 comme prévu et nous embarquons à l'intérieur d'un fleuron québécois et j'ai nommé un autocar "Prévost".  Ce dernier nous amène à

notre première visite soit au "Maui Tropical Plantation" où nous pourrons voir des plantations d'ananas et noix de macadamia (macadam).  Ce fut la plus grande déception de la journée.  Un champ de 100 X 150 pieds (ici c'est en pied) de touffes de feuillage jauni à peine sorties du sol, en guise de champs d'ananas.  C'est à ce moment que nous avons constaté que nous ne goûterions pas à la fraicheur de ce fruit.  Pour les noix de macadamia, même pas l'apparence d'une feuille.  Notre guide s'efforçait de nous décrire ce qui jonchait au sol:  les plants de canne à sucre, d'avocat, de mangue et bien d'autres mais, nous, nous voulions voir et goûter des ananas.  Après cette visite nous retournons vivement dans notre cocon "le Prévost" qui se dirigera vers le "Maui Ocean Center".  Nous n'avons pas beaucoup d'attente car, c'est certain il n'y aura pas d'ananas.  Ce fut la surprise et le plaisirs des yeux à tous les instants.  Nous voyageons à travers des récits coralliens arborant toutes les couleurs que seule la nature sait le faire.  Des poissons de toutes les couleurs, de toutes les formes dansant avec gracieuseté et élégance et en accord avec les coraux les encadrant.  Plus loin, nous avons peine à percevoir l'animal du corail tellement le camouflage est parfait.  Un autre détour nous amène face à un bassin de méduses qui jouent avec la lumière tout en exécutant un gracieux ballet.  Au moment de rejoindre l'autocar, un guide nous incite à aller voir une projection en 3D.  Une expérience unique et inoubliable avec des baleines à bosses.  Nous avions l'impression que nous pouvions les caresser.  C'est magnifique et merveilleux de constater qu'un mammifère si énorme puisse être si délicat dans ses déplacements.  Nous venions de passer une magnifique journée.  Demain nous serons deux jours à Honolulu.

mercredi 19 février 2025

Enfin en mer...

Enfin nous sommes embarqués à bord du "Koningsdam" qui nous amènera vers des cieux plus cléments.  En effet, la température à San Diego n'a guère dépassé le 15 degrés Celcius et plutôt pluvieux depuis notre arrivée.  Mais, suite à ce que nous pouvons lire dans les divers journaux électroniques, nous sommes quand même mieux ici.  C'est un peu inhabituel, à ce temps-ci de l'année, ces conditions météorologiques.  Mais, voilà que nous sommes à bord et il ne nous reste plus qu'à nous laisser aller, après tout, nous sommes en vacances.  J'entends d'ici des commentaires du genre: "Tu es à la retraite donc tu es toujours en vacances".  Non, moi je vous dis que ma retraite a besoin de vacances.  De toute façon nous serons en mer pour les cinq prochaines journées.  Hawaï, c'est loin de la côte et il faut souffrir un peu pour avoir du soleil.  Je ne sais pas si vous avez remarqué mais, dans "HawaÏ 5-0" il fait toujours beau, pourquoi ce ne serait pas pareil pour nous?  En prévision de notre prochain séjour sur les îles du "Hula", nous avons pris le temps de regarder les excusions possibles et de faire un choix.  C'est en regardant "Blue Hawaï" avec Elvis, la semaine dernière, que nous nous sommes rendus compte que nous n'avions jamais visité une plantation d'ananas et que le meilleur endroit pour ce faire, est ici.  Bien entendu, les ananas seront accompagnés par d'autres curiosités dans le forfait.

Les ananas devront attendre parce que nous devons naviguer pendant encore quelques jours avant de mettre les pieds sur la terre ferme.  C'est loin et de plus le navire avance à pas de tortue comme si le capitaine se serait absenté et que les employés restants ne savent pas comment suivre un GPS.  Par contre nous, nous ne restons pas à rien faire, quand même.  Nous occupons nos heures de loisir à respecter un certain horaire afin de pas tomber dans l'oisiveté.  Nous nous efforçons d'énoncer des remarques sur la plupart des passagers passant


devant nous ou, nous assistons à un spectacle qui se déploie au gré de nos déplacements.  Au bout d'un moment nous atteignons l'extrémité du navire et nous n'avons pas le choix de continuer et d'insister pour nous 
rendre à notre table pour le repas du soir.  Ici, nous devons accepter d'avoir l'humilité de nous faire servir et de laisser le contrôle à d'autres.  Que c'est difficile, surtout pour Adrienne.  Pour moi, je dois dire que je me laisse aller assez facilement à cette contrainte.  Ce soir, c'est soirée de gala ce qui veut dire "un peu plus habillé".  Nous tronquons le "T-shirt" pour la chemise que nous pouvons accompagner d'une boucle "November" ou cravate, le "pull over" pour le blouson et les accompagnements appropriés.  Les dames font de même dans l'élaboration de leur tenue vestimentaire et nous déambulons fiers comme des paons vers la salle à manger.

Les jours passent et la température devient de plus en plus agréable comme pour nous annoncer notre arrivée prochaine à "Kona".  Tout en m'appliquant à vous écrire je vois apparaître, à intervalle régulier, ma blonde qui fait sa marche quotidienne sur le pont supérieur avec la complicité "d'Adamo" qui rythme son pas.  Et je me replonge dans l'écriture espérant un jour avoir "le prix Médicis", me consacrant une place dans le monde sans cesse grandissant  des influenceurs modernes.  

Dans mes recherches, voici un texte, encore pertinent et qui en dit long sur la situation internationale:  CLIQUEZ ICI