Nous
naviguons depuis hier seize heures et la mer est clémente et nous berce tout
doucement, comme si elle voulait que nous revenions la caresser dans un avenir
prochain. Si elle savait que nous nous
sommes déjà engagés pour l’an prochain, lorsque nous allons prendre le
« Volendam », qui nous amènera de Hong Kong à Tokyo, au Japon en
passant par la Chine, la Corée du Sud, les Philippines et Taïwan non
nécessairement dans cet ordre. « General
San Martin » au Pérou, est l’endroit le plus au sud de notre voyage. Il est situé dans une zone désertique et
n’ayant aucun attrait, si ce n’est d’utiliser un « shuttle » à $20
(américains) qui nous amènerait près des « resorts » ou l’occasion de
prendre des excursions en bateaux rapides pour aller voir les « Gallapagos
péruviennes ». Des
« resorts », nous pouvons en voir partout et en ce qui concernent les
« Gallapagos péruviennes », nous aimerions plutôt voir les
vrais. Nous sommes donc restés sur le
bateau à maugréer contre la chaleur et à plaindre ceux qui sont en enfer. Ce qui nous surprend, c’est qu’au court des
années le « royaume mochica », « l’Empire chimu », les
« Incas » et les « Espagnols » se sont obstinés à s’établir
ici. On pourrait se demander la même
chose par rapport à Cartier ou Champlain mais, nous croyons qu’ils ont eu plus
de jugement en la circonstance. Nous
nous dirigeons vers « Puerto Caldera » au Costa Rica. Nous serons en mer pour les trois prochains
jours, nous permettant ainsi de pouvoir revoir dauphins, baleines et faunes
ailées nous offrir leurs chorégraphies improvisées.
Lundi
le 13 mars, à 03o 06’ au sud de l’équateur, nous voguons allègrement
sous un ciel gris et maussade. Il pleut
et le temps est si gris que nous avons l’impression d’être à l’intérieur d’une
boule que l’on agite pour faire apparaître la neige. Pas de ciel bleue, pas de point d’horizon,
que du gris qui nous donne l’impression d’avancer à l’aveuglette ou de faire du
surplace. De l’eau en-dessous et
au-dessus, oblige le capitaine à fermer le dôme de la piscine, ce qui a pour
effet d’augmenter considérablement l’humidité relative. Un cadeau pour les personnes ayant des
problèmes respiratoires mais, qui cause un certain inconfort pour la majorité
des occupants. C’est curieux comme le
seul fait d’avoir fermé le toit nous enveloppe d’un sentiment de
captivité. Ce sentiment augmente lorsque
nous apercevons les étalages de produits promotionnels du navire à la portée de
toutes les bourses…. Si les dauphins,
baleines ou autres spécimens veulent nous divertir, ils devront se rapprochés
du navire, tellement la visibilité est restreinte. Ma blonde en profite pour
tricoter ses foulards de fantaisie.
Quelques personnes s’arrêtent pour s’enquérir de l’objet en
devenir. C’est une bonne chose car, ça
permet à ma blonde de pratiquer son anglais, si seulement il pouvait y avoir
des mots pour accompagner les gestes. Le
ciel est de plus en plus bas et enveloppe presque complètement notre vaisseau
qui avance à tâtons la nuit, non, le jour. Quelques voyageurs épars s’engagent dans un
échange verbal mais, la majorité se laisse emporter par un imaginaire à travers
un livre trop souvent feuilleté ou la tablette multiforme. La piscine est vide mais, toutes les chaises
longues qui la délimitent, sont occupées comme pour faire des pieds de nez au
soleil qui ne peut les atteindre.
Après
une bonne nuit de sommeil, le beau temps est revenu nous envelopper à
nouveau. Le navire conserve son allure,
soit une vitesse de dix-neuf nœuds nautiques.
La mer est calme et nous devrions accoster à six heures demain matin à
« Puntarenas » au Costa Rica. Demain,
nous projetons d’aller voir une plantation de café située à 1 375 mètres
au-dessus du niveau de la mer, ainsi qu’un magnifique jardin botanique où,
paraît-il, de splendides perroquets rouges et bleues se déplacent en
liberté. Nous avons longuement hésité
entre la plantation de café et le volcan « Poás ». Par contre, ce dernier se retrouve à
2 700 mètres d’altitude soit presque le double de notre choix. C’est beau d’avoir la tête dans les nuages mais
nous aimons bien avoir les deux pieds sur terre aussi. J’essayerai, après huit heures de route et de
visite, de vous décrire le mieux possible notre journée dans les montagnes du
Costa Rica.
P.S. Ce dernier message est pour Normand. La réponse est oui pour la question de
Nicole….
Allô vous deux.
Juste au cas où vous l’ignoreriez, vous en êtes à une semaine de votre retour en terre ferme d’une blancheur immaculée ces jours-ci. Non,non, aucune velléité de méchanceté ni d’envie là, mais bon, faut tout de même vous rappeler vos responsabilités de terriens, car, les travaux printaniers vont vous attendre dans quoi à peine……….4 à 6 semaines, 8 tout au plus?!?!?!? Aussi, rappelle-toi Robert, tu aimes jouer au golf avec les amis et toi Adrienne, tu adores vivre à ton chalet au pied du lac, tu te souviens? Tu as aussi certainement quelques travaux d’artisanat qui soupirent longuement, las d’attendre de sortir de ton esprit pour prendre forme concrètement!!!
C’est toujours un plaisir de te ou de vous lire et de voir ces photos soit Robert en smoking ou encore Adrienne tout affalée dans la charrette, que j’entends rire d’ici.
Bien vrai que les commentaires de retour se font rare. Je n’ai pas ton talent pour dire les choses. En résumé, je suis à chaque fois heureuse de vous savoir en visite quelque part en ce monde, appréciant le décor, le climat, la population, l’état de la mer, le comportement du bateau, la qualité et la variété alimentaires, etc.
Bonne fin de voyage, donnez signe de vie à votre retour et au plaisir de se rencontrer quelque part au printemps! Je lirai la suite avec plaisir….
Aussi, une confirmation de réception de mon message sera appréciée!
Bye Bye!
Louise xx