Vous
saviez que nous voulions aller voir une ferme où ils produisent le meilleur
café au monde, paraît-il, et en connaître tous les secrets. Ce que nous ne savions pas, c’est que pour y
parvenir nous devions nous retrouver dans des montagnes russes naturelles. Notre guide nous annonce que 63% de la
superficie du Costa Rica est en montagnes et nous n’avons eu aucune difficulté
à le croire. Plus nous avancions, plus
nous constations que ce phénomène allait devenir un élément important dans le
déroulement de la journée. En plus de
ralentir à cause du manque de puissance de notre autocar, il fallait que des
poids lourds transportant des charges souvent trop importantes, se retrouvent
devant nous, se déplaçant aux pas d’une tortue.
Notre chauffeur, sentant l’impatience grandissante qui s’installait peu
à peu, dépasse par la droite et nous nous retrouvons en première ligne à
nouveau. Le
proverbe : « Un de perdu, dix de retrouvés » a pris tout
son sens en quelques minutes lorsque nous nous sommes retrouvés « le
suivant de celui qui suivait ». Il
nous a fallu deux heures et demie pour parcourir un maigre 80 km et découvrir
la plus grosse et la plus vieille ferme de production de café du Costa Rica. Je dois vous dire que tout au long du
parcours, notre guide nous a entretenu sur la biodiversité de son pays, en nous
dénombrant maints fruits aux noms imprononçables pour nous et d’autres mieux
connus…que le Costa Rica est un pays pauvre mais que grâce à un programme
gouvernemental, qui consiste à aider les petits producteurs de café, l’économie
se porte un peu mieux…que l’éducation au niveau primaire, secondaire et
universitaire est gratuite…que le système de santé est aussi gratuit et qu’il n’y
a perception des impôts qu’à partir d’un équivalent de 16 000 USD (sachant
que le salaire moyen est d’à peine 500 USD par mois). Certains auraient intérêt à regarder ce qui
se fait ailleurs. Il se lance par la
suite sur la formation de l’Amérique Centrale avec la Pangée, les collisions
des plaques tectoniques et tout ce qui va avec… mais notre cerveau n’est plus
capable, il nous faut un temps de répit.
Après
un bon repas, typiquement costaricain, nous sommes prêts à recevoir de
nouvelles informations. Notre guide nous
apprend que le processus pour atteindre une bonne production de grains de café,
doit se faire en plusieurs étapes.
D’abord il laisse croître deux plants de café ensemble pendant trois ans
et par la suite ils seront transplantés dans le champs où ils devront croître
davantage pendant encore deux ans avant de pouvoir permettre une cueillette. Par contre, on ramassera pendant quinze ans
les précieuses fèves qui seront triées et séchées au soleil. Au terme de ces quinze ans, on taillera les
arbustes à 50 cm du sol, ce qui provoquera chez l’arbuste une nouvelle
formation de tiges qui donneront du café pour les vingt-cinq prochaines
années. Après ce temps, les plants
seront arrachés et remplacés par deux autres jeunes plants de trois ans, et le
cycle recommence. Quatre-vingt pourcent
de la production de café est exporté et torréfié dans les pays importateurs.
Après
cette visite à 1 400 mètres d’altitude, nous reprenons l’autocar pour nous
rendre dans une ferme d’orchidées où nous pourrons voir de magnifiques
perroquets rouges et bleus.
Malheureusement, à notre arrivée, nous avons eu une petite
déception. Il est vrai qu’il y avait des
perroquets mais, ils n’étaient pas en liberté et ça nous avons la même chose à
la maison, il s’agit d’aller chez certains animaliers. Par contre les orchidées valaient le
déplacement. Toutes plus belles les unes
que les autres avec leurs couleurs unies, bi et même tricolores. Des fleurs de velours tantôt blanches, tantôt
mauves tendre ou plus intense, ou encore une fleur blanche avec une bordure de
couleur tendre. Elles se ressemblent et
pourtant elles sont différentes et nous ne cessons de les admirer. Demain, la croisière nous amène au Nicaragua.

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