jeudi 23 juillet 2026

Encore un et...

 Le voyage tire à sa fin et il ne me reste presque plus de temps pour écrire.  Il est vrai que, selon l'itinéraire prévu, nous ne vous avons pas parlé des passages à "Inverness et Greenock (Glasgow)" parce qu'il n'y a vraiment pas grand chose à voir et à dire.  Donc, au lieu de disputer, tempêter et d'être désagréables, nous allons, plutôt, vous raconter notre passage à "Belfast".  Rendus en ville, nous sommes embarqués à bord d'un "Hop on, Hop off" pour explorer les principales attractions de la ville.  Cette option nous permet de prendre le temps nécessaire pour apprécier les moments passés avec l'histoire.  Belfast est l'endroit où débuta, en

1909, la construction d'un funeste moment de l'histoire soit l'édification du "Titanic".  Donc, notre premier arrêt fut l'emplacement où, de 1909 et 1912, fut construit le célèbre navire, soit le chantier naval "Harland & Wolff de Belfast".  Ce chantier a dû détruire trois plus petites cales sèches pour permettre l'élaboration de celle qui devait recevoir le futur emblème.  Des constructions modernes rappelant la forme de notre vedette semble sortir de terre.  La visite ne nous laisse pas indifférents surtout lorsque notre imagination se plait à nous inventer des images d'ouvriers façonnant le monstre d'acier.  Saviez-vous que l'américain Charles Melville Hays, directeur général du "Grand Trunk Pacific Railway", ami de Sir Wilfrid Laurier et propriétaire du "Château Laurier" se trouvait à bord du Titanic lors du naufrage.  C'est pourquoi l'inauguration de l'hôtel s'est faite en juin et non en avril comme prévue.  Après avoir fait les cent pas autour de l'histoire nous retournons à notre lieu de rassemblement pour nous diriger vers un autre site.  Voilà qu'au loin nous entrevoyons, après quinze minutes d'attente, notre moyen de transport.  Nous recherchons sur la carte de l'itinéraire notre prochain arrêt.  Nous surveillons attentivement et au moment opportun j'appuie sur l'avertisseur d'arrêt pour indiquer au chauffeur notre intention de sortir.  Nous n'étions pas les seuls à vouloir débarquer.  Serais-je plus rapide ou les gens attendaient ce geste de ma part, jamais nous serons le fond de l'histoire, tout ça reste un mystère....  Notre deuxième arrêt est, en général, un endroit que nous nous plaisons à voir peu importe, la ville où nous déambulons et j'ai nommé "le marché".  À l'entrée, étal de poissons sur glace nous observent, accompagnés par quelques marchands pliant bagages sans oublier de faire bon ménage à grande eau.  Un marché comme nous les aimons.  Denrées alimentaires, babioles touristiques, bijoux de toutes sortes, restauration de prêt-à-emporter de toutes sortes s'entremêlent aux passants presqu'indifférents.  Des tissus s'étalent sur les comptoirs nous interdisant un choix possible et nous indiquant que la fin est proche.  Nous nous conformons à cette demande et nous reprenons le court de la visite.  Prochain arrêt, l'Université de Belfast.

L'avertisseur sonore annonçant un arrêt retentit.  Un magnifique bâtiment, digne de ce nom, s'ouvre devant nous.  C'est ici que nous voulons débarquer mais le chauffeur fait la sourde d'oreille et s'engouffre dans une petite rue secondaire.  Il s'arrête enfin, c'est l'arrêt officiel pour cette visite.  Nous retournons sur nos pas pour admirer ce bâtiment et ce qu'il représente.  Un message semble sortir de l'ensemble de la structure nous invitant à nous arrêter un moment.  Nous avons l'impression d'entendre: "Ici se donne le plus beau cadeau de l'homme à l'homme: la connaissance et la liberté".  Nous sommes devant la "Queen's University of Belfast" un joyau qui doit donner un sentiment de fierté à tous ceux et celles qui l'habitent.  Après notre visite, nous reprenons la route à bord de notre "autobus à deux étages".  Le temps file et le chauffeur nous annonce que le service se termine à seize heures.  Nous n'avons plus de temps pour une prochaine visite et nous restons à l'intérieur sachant que ce dernier nous ramènera au terminal.  Nous en profiterons pour flâner quelques peu avant de retourner au navire.  Prochaine destination: la ville qui a vu naître les Beatles en 1960.

mardi 21 juillet 2026

Toujours en Écosse...

 "Stornoway" sera notre port d'attache pour les deux prochaines journées.  Cette dernière est la principale

ville de "l'Isle de Lewis" qui habite près de quatre-vingt-dix pour cent de la population et le 10%, soit approximativement deux mille personnes, se répartissent sur l'ensemble du reste du l'île.  La langue officielle est l'anglais mais c'est le gaélique qui est enseigné dans les écoles.  Un "shuttle" nous aide à parcourir les six kilomètres qui nous séparent du centre ville.  En sortant de l'autocar nous apercevons une compagnie de traversier dont le nom de "Caledonian McBrayne" pique un peu notre curiosité sur l'origine du nom de cette compagnie.  Saviez-vous que "Calédonie" est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse (source: Wikipédia).  Voilà la référence et le mystère résolu.  Une petite ville accueillante mais avec ses édifices si serrés que nous serions portés à croire qu'il n'y a pas d'autre place habitable sur l'île. Une petite ville où il est possible d'acheter du sirop d'érable 100% pur en provenance du Canada.  Une petite ville concentrée dans cet espace de bord de mer, dominé par un château du moyen-âge à l'entrée de la ville.  Outre l'aménagement nécessaire à la vie urbaine, les autorités ont organisés les espaces verts avec des sentiers pour bicyclettes et marcheurs dans un agréable parcours loin du bruit et de la poussière.  D'ailleurs nos amis l'ont emprunté pour se rendre en ville.   




C'est seulement le lendemain que nous nous sommes rendu compte de l'étendue de l'île.  Nous avions réservé une excursion pour aller voir les "Blackhouses", de l'autre côté de l'île.  Il faudra presque une heure à travers un paysage irrégulier couvert de tourbe et de roches.  Si nous n'avions d'autres humains autour de nous, nous pourrions nous croire sur une autre planète.  Ces deux éléments seront, par contre, essentiels pour la survie des habitants.  De grands espaces à perte de vue sans habitation mais qui nous laissent entrevoir quelques éparses présences de moutons arborant des couleurs comme des confettis pour identifier le propriétaire.  Le paysage  monotone donne l'impression d'une répétition sans fin de la même image.  Enfin nous arrivons à notre destination.  Là encore nous sommes dans un autre monde.  Nous sommes face à l'Atlantique avec un vent du nord qui nous glace et rappelle les conditions précaires et difficiles des habitants.  Ces demeures, dont le carré est constitué de roches empilées sans mortier les unes sur les autres  et d'un toit en une espèce de chaume épais faisaient l'habitation de l'homme et la bête (vache).  Dû à un manque d'entretien annuel, ces constructions sont restées jusqu'en 1970.  La tourbe était le combustible pour réchauffer et cuisiner.  Les gens de la place  prélevaient des galettes de tourbe qu'ils faisaient sécher à l'air libre et qui par la suite servaient de combustible.  Ces érections massives comportaient des ouvertures restreintes en hauteur et en largeur afin de faire une barrière au froid environnant.  Le carré extérieur des bâtiments ne reflétait pas les dimensions des pièces internes beaucoup plus petites ce qui permettait maintenir une certaine température.  Ces demeures rustiques furent habiter jusqu'à la fin des années soixante où les gens ont opté pour plus de confort et de commodités.

dimanche 19 juillet 2026

Il y a toujours une première...

Aujourd'hui c'était notre première escale.  Nous sommes amarrés au large d'Édimbourg.  "Faut l'dire vite" comme dirait l'autre, car nous étions à trente-cinq minutes du centre ville.  Nous pouvons voir la ville d'Édimbourg et son centre touristique moyennant un petit déboursé de quatorze livres sterling (soit 26 $ par personne).  Est-ce que ça en valait la peine?  Moi je dirais que oui sur plusieurs aspects.  D'abord, parce que c'est un lieu beaucoup plus vieux que le nôtre, ce qui en fait en soi une pépinière de richesses historiques et, deuxièmement, par son dénivelé imposant qui amène des hauts et des bas assez importants pour des personnes de notre âge.  L'histoire est omniprésente comme en témoignent les matériaux, la couleur et la similitude architecturale des bâtiments.  Saviez-vous qu'Édimbourg et la ville de Québec ont un point en commun?  Le premier "pont en porte-à-faux (cantilever)" a été érigé ici.  Ce dernier a été construit par et pour les chemins de fer, comme à Québec.  Il a eu longtemps la réputation du plus long pont de ce genre au monde jusqu'en 1917 où, c'est le pont de Québec qui a pris ces lettres de noblesse.  Contrairement à celui de Québec, ce dernier ne permet que des passages ferroviaires.  Cependant, même avec sa négligence imposée, notre monument national est plus imposant et magnifique.


Enfin le "tender" nous laisse débarquer sur la terre ferme.  Nous nous dirigeons vers l'autocar qui nous amènera jusqu'à "George street".  De là nous pourrons nous rendre vers les points d'intérêts proposés.  Il faudra trente-cinq bonnes minutes pour nous rendre à l'endroit où nous pourrons commencer la visite.  En sortant de l'autocar nous avons comme une impression de panique qui nous habite.  La foule, l'étroitesse des rues et la conduite à gauche sont des éléments qui alimentent cette oppression.  Nous déambulons dans les rues en essayant de mémoriser le plus d'indices possibles pour le chemin du retour et nous nous laissons entraîner par la vague humaine.  Ne vous inquiétez pas trop car, j'ai quand même une application, sur mon téléphone, qui me permet de m'orienter mais, nous ne sommes jamais trop prudents.  Et la marée humaine repart après un court moment pris en otage par un feu de circulation.  Nous ne pouvons pas faire autrement pour l'instant, jusqu'au moment où mon "GPS" m'ordonne de tourner à gauche.  Devant nous, un joueur de cornemuse, interprétant des airs vraisemblablement connus, rend l'entrée du parc plus solennelle.  Dans ce parc se trouve le "Monument Scott" qui est l'un des plus gros monuments au monde dédié à un écrivain, qui est ici écossais, Sir Walter Scott.  Le problème, pour moi, c'est le parcours du combattant.  Pour pourvoir m'émerveiller, je dois franchir escalier et pente raide à l'aller et au retour.  Aller! je prends mon courage à deux mains et je me lance, après tout, nous ne reviendrons pas à Édimbourg à tous les jours.  Nous verrons pour la suite....  Je viens de recevoir un messages directement "du haut du bas du corps" m'avertissant que je ne pourrai pas voir l'"Edimburg Castle".  Quelle idée aussi d'avoir construit ce château si haut.  Ne vous en faites pas il y a de magnifiques parcs pour flâner et apprécier le moment présent.  Nous avons donc marcher à travers rues et parcs ce qui nous permet de rêver sans trop de problème en autant que nous soyons conscients du point de retour.

 Demain nous serons à "Stornoway" pour les deux prochains jours.  Contrairement aux croisières d'hiver nous n'avons pas de journée en mer me permettant d'écrire plus.  Je vais quand même faire de mon mieux.

samedi 11 juillet 2026

Rotterdam

 Après un vol de nuit sans pépin, nous sommes arrivés à l'aéroport "Schiphol" d'Amsterdam.  Ma dernière visite de cet aéroport date de plus de 30 ans.  Trente ans, ce n'est pas si long me direz-vous.  En tout cas, suffisamment long pour permettre des changements importants et d'en faire un aéroport immensément démesuré par rapport à mes souvenirs.  Les transformations physiques opérées et le flux d'humanoïdes se déplaçant dans tous les sens, en font un ensemble des plus vertigineux.  En plus de l'étendue et de la densité humaine, un autre phénomène qui augmente le temps passé sur place est sans contredit la vérification douanière.  En effet, les pays européens ont entrepris un changement radical pour les procédures d'admission dans leur pays respectif.  L'appareil qui vous reçoit effectue trois vérifications afin d'avoir des données biométriques essentielles.  Tout dépendant si le douanier électronique est satisfait de ce qu'il a pu capter à votre sujet (reproduction de la première page du passeport, photo sans lunettes et les empreintes digitales de la main droite), il vous dirige vers la route un (1) ou la route deux (2).  Ceux qui, comme moi, étaient dirigés vers la route un (très peu d'élus, je dois vous dire) devaient tout simplement représenter à nouveau leur passeport à un autre douanier "nouvelle vague".  Ce dernier, peut-être plus gradé ou plus perfectionné, avait le privilège de nous laisser entrer au pays.  Pour la route deux (presque 85% des voyageurs moins chanceux) devaient suivre le cordon qui les acheminait à un douanier en chair et en os.  Plus sympathique me direz-vous mais beaucoup plus long et pénible.  Après quarante-cinq minutes de déplacement à petit pas de loup, Adrienne et mes amis ont pu franchir la ligne fatidique.  J'avais remarqué, sur un tableau indicateur, que nous devions récupérer nos bagages au carrousel 19.  Après avoir communiqué aux autres, le lieu de récupération, je me suis dirigé vers l'emplacement croyant qu'il était tout près.  Et bien non, les valises étaient très loin, trop loin.  Avec plus de dix minutes de marche j'ai aperçu l'emplacement du numéro 15.  Donc je me dis :"le dix-neuf" n'est pas loin.  Foutaise et tromperie car après avoir franchi un détour important ce dernier cachait huit autres emplacements bien espacés.  

Le tout récupéré, nous nous dirigeons en train, vers Rotterdam.  Ce sera le lieu d'embarquement pour notre croisière dans les îles britanniques.  Notre hôtel le "Postillion Center" se trouve en plein centre ville.  Tout près de notre hôtel, soit à quelques minutes de marche, les d'attraits touristiques comme les maisons cubiques, une multitude de restaurants offrant terrasse et pour ajouter la cerise sur le gâteau, un festival de jazz s'exécutant tout le long de notre rue principale.  Nous sommes au milieu d'une ville animée avec ses tramways, ses voitures et ses bicyclettes se déplaçant avec harmonie et sérénité.  Une des choses qui m'impressionne le plus est cet amoncellement de bicyclettes de toutes formes, attendant à un coin de rue que le feu de circulation change en leur faveur.  La permission obtenue, la masse s'éparpille et dévoile une variété de modèles sur un même thème.  Tantôt avec des guidons bien élevés permettant à l'occupant de se tenir bien droit comme l'exigeaient les religieuses dans ma jeunesse, ou avec un panier capable de contenir un adulte ou trois enfants.  Jeunes et moins jeunes ont adoptés le même standard.  Il faut le voir pour le croire mais tramway, automobiles et pistes cyclables occupées, fonctionnent très bien ici.  Par contre même si la ville est agréable et les gens toujours près à nous aider dans nos recherches touristiques, nous avons remarqué que plusieurs papiers, laissés à eux même, voguent au gré du vent.  C'est quand même un endroit agréable à visiter  et à vivre.

Demain nous prenons le "New Statendam" qui nous amènera à travers monts et marées à la conquête d'une histoire passée.

mercredi 8 juillet 2026

C'est reparti...

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, nous repartons en croisière cette semaine.  Comme nous ne voulions plus passer par les terres du "Seigneur des Orangers", nous avons choisi notre itinéraire habituel.  Nous nous envolerons demain vers Amsterdam afin de pouvoir nous diriger vers Rotterdam, notre port d'attache pour cette croisière.   Voici une capture d'écran de notre itinéraire pour les prochains jours...



vendredi 21 mars 2025

Nous sentons....


Nous commençons à sentir la fin du voyage.  Tout est là pour nous le rappeler.  Nous sommes partis des "Marquises" il y a deux jours déjà et nous ne voyons que de l'eau et encore de l'eau, à perte de vue.  Même le soleil est triste et se cache dernière d'épais nuages comme s'il avait eu la consigne de rester à la maison et de ne plus déranger personne.  Heureusement, il nous reste le "Lido", endroit de rassemblement, où les chaises longues autour d'une piscine, se retrouvent affublées de serviettes multicolores rendant moins pénible le regard vers l'extérieur.  Nous voyons de moins en moins de personnes se disputer une place au soleil... et de plus en plus de vêtements conventionnels s'allonger en accord avec le nombre de jours pour le retour.  L'attitude des gens, aussi, change graduellement comme s'il fallait faire une rétrospective des jours passés, à la fin d'un séminaire.  Suis-je en cours de devenir grincheux?  Peut-être un peu dépressif dû à ce long séjour en mer pour revenir à bon port.  Je n'aurais sûrement jamais fait la traversée de plusieurs mois, pour conquérir le "nouveau monde".  Soyons fiers de ceux et celles qui ont fait cette traversée et permis l'édification du Québec et du Canada.  Si le "maléfique" réussissait son coup tordu, je me considérerais comme immigrant illégal et je retournerais, je crois, vers mes origines à "Mortagne en Perche".


Ce n'est pas la période la plus agréable et même nos amis sont malades.  Bronchite, otite se sont invitées à la fin du voyage et ont décidé d'accompagner ce couple.  La dynamique change, le temps s'allonge et le navire ralentit sa cadence comme s'il ne voulait pas que ça se termine ainsi.  Depuis hier, la mer s'agite de plus en plus, permettant la formation de moutons, indice important de la force des vents.  Mais, le "Koningsdam" est d'une incroyable stabilité, traversant le tout avec une sérénité proposant un sentiment de sécurité.  Aujourd'hui, dix-sept mars, fête de la "St-Patrick", le vert est à l'honneur.  Nous avons rarement vu un vert décliné en autant de teintes sur des formes aussi variées que divertissantes.  Peu importe l'âge ou la condition physique, les gens arborent le vert pour s'identifier ou pour faire un clin d'oeil approbateur.  Une journée réussie autant pour les initiés que pour les autres.  Nous sommes un peu désolés, par contre, qu'il n'y a pas eu autant d'effort pour la journée du
 8 mars, "Journée internationale de la Femme".  Permettez-moi, en terminant, de devenir un peu chialeux et de me poser certaines


questions.  C'est ça qui arrive lorsque les activités de visite se réduisent à ne voir que le temps passé.  Pourquoi laissons-nous la droite nous convaincre que nous serions plus heureux si nous avions une philosophie de chacun pour soi?  Pourquoi laissons-nous la droite crier plus fort et détruire tout ce qui a été fait collectivement?  Pourquoi croyons-nous plus la rumeur que les faits établis et vérifiés?  Pourquoi ne crions-nous pas aussi fort qu'avant pour conserver nos acquis, notre société?  Il est vrai que ces questionnements sont loin des préoccupations d'une croisière mais, comme je vous l'ai dit plus tôt, il n'y a plus d'attraits touristiques pour nous distraire.  C'est mon dernier article, pour cette année, sinon je vais devenir encore plus chialeux.

L'an prochain, nous visiterons quatre villes du Mexique où nous n'avons pas encore mis les pieds, avant de nous diriger vers le "canal de Panama, que nous espérons traverser.  Soyez certains que nous arborerons "la fleur de lys ou l'unifolié" pour ne pas nous faire lapider par les gens de la place.

À la prochaine...

mardi 11 mars 2025

Plus ça va....


Je me rends compte que, plus ça va et plus c'est pareil.  C'est de moi dont je parle car, lorsque je relis mes anciens textes pour revoir les endroits visités ou les activités faites, je constate qu'il y a beaucoup de textes équivalents.  Il faut croire qu'il n'y a pas eu beaucoup de changements depuis la dernière fois.  Lorsque nous sommes rendus à identifier les édifices, les marchés et les magasins de souvenirs, avant de les voir, nous nous disons que nous devrions réinventer nos sorties et nos horizons.  À Moorea, c'est la troisième fois que nous foulons le sol de cette petite île.  En passant, elle est magnifique et le navire est ancré au large dans une de deux plus belles baies de la région.  Un paysage à couper le souffle, un relief aux parois escarpées et verdoyantes nous encadre.  Nous irons donc faire une reconnaissance des lieux déjà connus afin, de passer un peu de temps perdu.  Nous avons pris, pour le lendemain, une excursion qui nous amènera vers un endroit pas encore exploré (par nous, je veux dire).  La recherche d'une excursion intéressante, reste, à chaque fois un coup de dés parce que les descriptions sont très souvent un peu, plutôt, biaisées pour en assurer la vente.  Nous nous entendons sur un choix commun et nous nous assurons de la réservation possible.  Tout compte fait, nous avons fait un excellent choix.  Nous avions un chauffeur érudit, à l'affût de tout ce qui pourrait nous intéresser.  Continuellement, il décrivait les alentours avec les anecdotes appropriées tout en remplissant les temps morts par d'autres sujets comme le système d'éducation et les habitudes de vie des insulaires.  Bref, nous avions un chauffeur-guide comme j'ai rarement connu.  Les points de vue proposés, n'étaient pas dénués d'intérêts et de sens, nous jetant au visage, pics majestueux montant la garde devant une mer couleur émeraude.  Pour arriver à ces points remarquables, nous avons dû gravir une route en lacet, qui, à certains moments, devra être  recalculée et reprise à plus d'une fois pour se retrouver sur le bon chemin.  Ce n'était pas sans nous rappeler les cirques de l'Île de la Réunion, où nous devions utiliser le klaxon, à chaque tournant, pour avertir tout conducteur de garder sa droite dans les courbes raides.  Tout était parfait jusqu'au moment, pour terminer la randonnée, nous nous retrouvons, comme par hasard, dans une boutique de souvenirs.  Ne tirez pas trop vite vos conclusions.  Nous étions très heureux de cette initiative, pas pour les souvenirs mais, parce que c'était le seul endroit depuis le début où nous pouvions y trouver une toilette.  Soulagement!

Nous avons quitté "Moorea" pour nous établir momentanément à "Fakarava, Tuamoti".  Là aussi, c'est une bien belle petite île verdoyante et accidentée, ce qui est le propre, d'ailleurs, des îles volcaniques.  Cette fois-ci nous sommes accostés au port, donc nous pouvons sortir et revenir à notre guise.  Nous nous souvenons qu'il y a plein de petits magasins pour les touristes et les gens de la place, ce qui fait un heureux mélange à parcourir.  Le soleil qui nous accompagne, prend plaisir à marquer sa présence.  Nous profitons des ombres projetées pour nous éclipser et avancer davantage.  Le soleil est accompagné, aujourd'hui, pas sa grande amie "l'humidité".  Ils ont un accord tacite et s'en donnent à coeur joie pour nous rappeler de ne pas nous plaindre lorsque nous reviendrons au pays.  Les portes grandes ouvertes, des boutiques et magasins, nous invitent à partager une climatisation déficiente qui n'arrive pas à respecter les termes de son contrat.  L'attrait d'achat possible nous incite à fureter de plus près mais, la promiscuité des lieux s'impose à un tel point, qu'il est plus agréable d'être à l'extérieur.  Nous poursuivons quelques instants pour nous retrouver devant une quincaillerie, un marché d'alimentation et quelques magasins servant de pauses en direction du navire.  J'aime bien le soleil mais, l'intensité de son amour me fatigue un peu, je dois dire.  Nous ferons une nouvelle tentative demain en espérant que "l'humidité" reste à la maison.  Après une nuit de repos, nous réexaminons la situation.  Malheureusement, c'est le soleil qui est resté couché, ce qui fait que l'humidité nous arrose avec délicatesse et persévérance.  En après-midi, fatigué d'être en douceur, dame humidité se fait accompagner par le vent qui a décidé de jouer à "qui est le plus fort".  Le bruit se fait sentir de plus en plus et la visibilité nous empêche de percevoir le décor.  Il pleut des cordes et le vent est à écorner les boeufs, comme on dirait chez-nous.  Nous partons ce soir pour une autre île, mais demain nous serons en mer. 

jeudi 6 mars 2025

En route vers....

Deux jours déjà, depuis ma dernière publication et je m'ennuie de ne pas avoir quelques choses à raconter.  Lors de mon dernier envoie, vous étiez le 28 février et nous le premier mars.  Présentement nous sommes dimanche le 2 mars et ce n'est que demain que nous reviendrons dans l'espace temps du même deux mars que vous car nous traverserons la "ligne du changement de date" une autre fois.  Selon Wikipédia: "La ligne de changement de date est une ligne imaginaire, à la surface de la Terre, qui zigzague autour du 180e méridien (est et ouest) dans l'océan Pacifique ; son rôle est d'indiquer l'endroit où il est nécessaire de changer de date quand on la traverse" C'est pour cette raison que vous pouvez avoir des nouvelles de la nouvelle année de l'Australie pendant que nous, nous nous préparons pour la nôtre.  À cause de l'imprévu, nous passons plus de jours en mer que prévus.  Un navire c'est un "tous inclus" qui se déplace d'un point A à un point B.  Il y a plein d'activités, de conférences sur plusieurs sujets se rapportant à notre itinéraire, des concerts, des spectacles et des spécialités dignes de bons restaurants.  De plus, deux fois par jour, une équipe vient faire le ménage et préparer notre chambre.  Si c'est pas des vacances ça....  C'est un peu comme un voyage organisé mais, sans se taper les valises à tous les jours.

Nous nous approchons de la Polynésie Française et nous serons bientôt (encore deux dodos) à Papeete pour deux jours.  Je ne veux pas vous parler de la température d'ici car, je connais le contexte de Québec par les nouvelles des journaux du coin.  Mais, juste pour vous encourager, des jours meilleurs sont à venir et vous pourrez connaître des journées de 28 degrés comme ici.

Ce matin 4 mars, nous sommes un peu fébriles car nous pourrons toucher la terre ferme depuis un bon bout.  Nous sommes venus ici plus d'une fois ce qui fait que nous avons pu visiter à pied les alentours et les régions plus éloignées avec "Madame Mon Mari", comme nous l'avions si affectueusement surnommée.  Donc cette fois-ci nous décidons de trouver un endroit où nous pourrons faire du "snorkeling".  Après un bon petit déjeuner et les préparatifs nécessaires, nous partons à la recherche du taxi qui nous amènera à destination.  Pendant que nous nous apprêtions à sortir, les hauts-parleurs s'activent pour nous faire part d'un message important.  Nous ne pouvons sortir du navire avec de la nourriture, des plantes ou quelques articles qui pourraient nuire à l'agriculture de l'île.  Autrement dit, ici nous devons manger local si nous sommes hors du navire.  Bien, croyez-le ou non, il y a des passagers qui ont tenté leur chance. 


Pas surprenant que des crétins dirigent des pays.  Mais, revenons à nos préoccupations personnelles.  Nous demandons à plusieurs chauffeurs, les portes toutes grandes ouverte, de nous amener à la plage choisie.  Quelle ne fut pas notre surprise de nous voir refuser l'accès à bord.   Il faut dire qu'ils étaient plus intéressés a faire des tours de ville, plus lucratifs, que de transporter des clients d'un point A à un point B.  Finalement, nous avons trouvé un taxi plus accueillant qui nous amènera au point A et nous ramènera, deux heures trente plus tard,  au point B pour la modique somme de 50 USD par parcours.  Nous n'avons pas été déçus car, la plage n'était pas extraordinaire mais, l'eau était accueillante et la faune était ce que nous espérions.  Plusieurs espèces aux couleurs vives et variées paradaient autour de nous et prenant la pose pour l'immortalisation photographique.  Nous étions heureux car nous avions vu ce que nous devions voir mais, le soleil avait vu ce qu'il voulait voir en nous laissant des traces plus tangibles.  Demain ce sera journée de repos et de gel hydratant.

vendredi 28 février 2025

Encore une urgence...

Nous quittons l'archipel d'Hawaï après un dernier arrêt à "Nawiliwili Kaui".  Pour vous donner

une idée de notre impression de cette île, dites-vous que, si nous avions une échelle d'appréciation qui s'échelonne de un à dix, nous donnerions un huit à Kona et un trois pour cette dernière île.  Nous partons donc pour un deux jours en mer avec le "27 février" (demain) où nous traverserons "la ligne de changement de dates internationale".  Cette ligne s'étend des pôles Sud et nord et constitue la limite entre un jour calendaire et le suivant et ne se retrouve que dans l'océan Pacifique (source: Wikipédia).  Ce qui veut dire que nous n'aurons pas de 28 février cette année mais, nous nous retrouverons avec deux dimanches; "2 mars".  L'explication c'est que nous re-traverserons la ligne de changement de date, à nouveau, ce qui nous permettra de revenir dans votre calendrier.  Nous aurions pu nous retrouver en pire situation si, par exemple, la journée de passage de la "ligne" avait été un 17 mars.  Je n'ai rien contre la fête de la "St-Patrick" mais, porter du vert pendant deux jours ça, c'est plus difficile, pour moi.  Nous voguions agréablement vers notre prochain point de chute quand, tout-à-coup la voix du capitaine se fait entendre.  Après les excuses préliminaires, il nous annonce un contre-temps majeur qui va l'obliger à rebrousser chemin.  Une personne à bord a besoin de soins médicaux importants.  Après avoir parlé avec les autorités de la "Garde Côtière", ils ont convenu de se rapprocher, le plus possible, de la côte afin de permettre à l'hélicoptère, qui viendra secourir notre passager, de pouvoir faire l'aller-retour.  Il nous annonce, dans le même jet, que l'escale à "Fanning Island, Karibati" est compromise mais, qu'il pourra être plus précis après la prise en charge par la Garde Côtière.  Heureusement, pour la personne, il n'y a pas eu de décret présidentiel interdisant l'utilisation des fonds publics à des fins particulières.  Nous nous consolons en nous disant que ce soir nous aurons un autre souper en tenue de gala, normalement un peu plus festif.  Nous décidons, nous les gars, de ne porter que la cravate et de ne pas porter de veston, au grand désespoir de ma blonde.  Pourquoi, demande-t-elle?  Pourquoi pas, ai-je répondu.  Ce fut notre plus grosse chicane de la journée.  LIBERTÉ!  


Nous sommes le vingt-sept février mais, nous ne traverserons pas la "ligne de changement de date" car le capitaine à dû faire demi-tour.  À huit heures, un vrombissement important attire notre attention et nous amène à l'extérieur.  En effet, un hélicoptère est en position stationnaire au-dessus de la partie arrière du navire.  Il faut préciser que le navire ne possède pas de plate-forme pour permettre à l'hélico de se poser.  Il faut donc que le pilote reste en position stationnaire tout en s'harmonisant avec la vitesse du navire et de pouvoir hélitreuiller le patient et le garde côtier, déployé à cet effet.  Un peu plus loin, en soutien à l'hélico, nous apercevons un avion citerne faisant de grand cercle autour du "Koningsdam".  Ainsi, les autorités assurent le retour du patient et de l'hélico.  Tout s'est passé tellement bien, qu'en moins de quarante-cinq minutes, l'hélico et le navire prenait des caps différents.  Le temps passe et la voix du capitaine se fait à nouveau entendre.  La bonne nouvelle, est que l'opération s'est très bien déroulée mais, le mauvais côté de la chose est que nous avons dû revenir tellement loin sur nos pas que l'escale à "Fanning Island" est définitivement éliminée.  Ce n'est pas grave car, nous avons pu vivre un moment important aujourd'hui.  Il nous semblait que ce n'était que dans les films que nous pouvions voir des humains, faire des pieds et des mains et ce, à grand frais afin de sauver une vie.  Bien aujourd'hui, c'est ce que nous venons de vivre.

jeudi 27 février 2025

Honolulu et suite...


Nous venons de passer deux belles journées à Honolulu.  Contrairement à Québec, les croisiéristes ne sont pas toujours choyés par rapport à l'emplacement d'accueil.  La plupart du temps, les navires de croisières se retrouvent dans des ports commerciaux entourés par des "containers" et encore des "containers" aux graffitis douteux et souvent à des kilomètres de la ville.  Par contre, l'emplacement, à Honolulu, se situe à mi-chemin de la description précédente.  Nous sommes à quelques pas (façon de parler car tout se transforme en km), disons, à une distance raisonnable pour des marcheurs moyens.  Nous avons déjà visité le quartier gouvernemental avec le "Lolani Palace" et la statue du "Roi Kamehameha" lieu des quartiers généraux de "Hawaï 5-0" et ses alentours.  Ce dimanche nous avons décidé de nous rendre au "Chinatown".  C'est toujours un coin qui contraste avec le reste de la ville surtout si elle est au repos, dimanche oblige.  En effet, si nous n'avons rencontré que des touristes tout le long du parcours, il en est tout autrement à destination.  Les rues grouillent de vie et les petits marchés publiques s'animent au fur et mesure de l'achalandage.  Une chose est constante par ailleurs.  Peu importe où ce quartier se retrouve, il est déployé toujours sur le même modèle.  La variété des produits offerts est incroyable.  Des fruits exotiques, des herbes de toutes sortes et des racines méconnaissables, dénaturées par le séchage et servant de médecine traditionnelle se côtoient sans problème.  Il faut pénétrer à l'intérieur de certains commerces pour voir l'étendue et la variété des étals.  Des poissons, dont nous ignorions l'existence présents sous forme congelés voisinent des pattes de poules (sans la poule) et d'autres fournitures n'ayant trouvé place à l'extérieur.  C'est une curiosité que nous ne pouvons contourner.  Nous constatons bien que c'est l'attraction principale de la journée pour les gens de la place car, le flux de déplacement est orienté vers les marchés comme des abeilles vers l'essaim.  Nous revenons, à contre courant, vers le navire qui se retrouve à deux kilomètres de notre point de départ.


Deuxième journée à Honolulu, nous négocions un tour pour aller voir des attractions bien particulières avec un chauffeur vietnamien (avant sa déportation dans son pays d'origine???).  Nous désirons voir le "Diamond Head", quelques plages célèbres et différents points de vue caractéristiques d'un environnement à formation volcanique.  Nous convenons d'un montant pour deux heures de visite.  Sans plus tarder, je m'insère de peine et de misère sur la banquette arrière d'une "Sienna" ayant quelques années déjà.  Notre chauffeur, un gentil monsieur qui a connu la guerre au Vietnam et qui a immigré à Hawaï en soixante-quinze.  Nous l'aurions juré car, son accent démontre qu'il vécut une grande partie de sa vie sous d'autres cieux.  Comme convenu, nous faisons un arrêt à une des plages les plus célèbres à travers le monde, "Waikiki Beach".  Une magnifique plage de sable blanc qui s'étant sur plus de trois kilomètres, bordée par une mer émeraude et une vague agréable.  Nous scrutons la plage avec nos jumelles afin de retrouver la roulotte de crevettes de "Kamékona".  Peine perdue, il n'y a rien à l'horizon s'approchant  de notre requête.  Désespérés, nous décidons de poursuivre notre chemin.  Notre taxi nous amène sur le site de "Diamond Head" qui est un ancien volcan, éteint depuis longtemps, ce qui nous permet de circuler à l'intérieur du cratère et d'en escalader les parois, si désiré.  Effectivement un tunnel à voie unique, nous permet, par parcours alterné d'y entrer ou d'en sortir.  Impressionnant ce cratère de plus d'un kilomètre de diamètre qui nous laisse imaginer la force et l'étendue de l'explosion lors de sa formation il y a 300 000 ans.  Un sentier de trois kilomètres nous amène au sommet de la crête qui se situe à cent soixante mètres plus haut.  Nous sommes un peu déçuuuuus car il faut compter une heure trente minutes pour l'ascension aller-retour.  Zut, nous nous reprendrons une autre fois....  Les zones intérieures et extérieures adjacentes abritaient la première réserve militaire américaine à Hawaï.  Aujourd'hui, c'est plus un centre d'attraction que militaire.  Nous rebroussons chemin pour nous diriger vers "Koko Head" qui est un pic rocheux témoignant d'un passé volcanique très ancien qui s'est laissé pousser verdure, lui donnant un aspect beaucoup moins menaçant.  Plus nous nous éloignons de la grande ville et plus nous remarquons que le travail géologique a été important, brutal et, par le fait même, a limité les zones habitables.  Nous continuons de nous déplacer entre mer et montagne qui nous offrent des points de vue exceptionnels.  Nous nous arrêtons en cours de route pour admirer, sur une falaise, des personnages aussi petits que dans les bandes dessinées, faire des prouesses avec leurs planches et la vague.  Nous ne voyons pas le temps passé  mais nous devons faire demi-tour et revenir au navire.  Si un jour vous venez à Honolulu, ne restez pas qu'en ville, il a tant de belles choses a voir plus loin.

mardi 25 février 2025

Terre

Vendredi 21 février, nous ferons une première escale dans les Îles Hawaï.  C'est à Kona,
plus précisément, que nous allons mettre le pied à terre depuis notre départ de San Diego le 15 février dernier.  Ce n'est pas l'île la plus intéressante mais, depuis l'éruption volcanique du plus gros volcan au monde, le "Mauna Loa" qui, en 2018, a détruit plus de 600 demeures à Hilo en moins d'une semaine, serait-ce la raison pour laquelle la compagnie a changé l'itinéraire qui nous était proposé il y a plusieurs années (spéculation tout à fait gratuite).  D'ailleurs, ce volcan est toujours actif et surveillé de près par les vulcanologues.  Mais, revenons à Kona où Jacques Brel aurait pu chanter "ce plat pays qui est le sien" mais avec une connotation un peu plus québécoise.  Nous sortons du navire pour emprunter l'artère qui nous amènera  vers les quelques attraits intéressants à visiter.  Cette route est bordée par un muret de pierres volcaniques, suivie de boutiques souvenirs de part et d'autre de la rue.  Pourquoi des boutiques souvenirs en si grand nombre?  Il y a un problème parce ce que lorsque nous procédons à l'achat d'un souvenir impulsivement ou autre c'est souvent rattaché à un moment fort dont on veut se rappeler.  Ici, moi je voudrais oublier plutôt que me souvenir.  En plus le soleil est de plomb et pas "l'ombre d'un arbre" capable d'en fournir au besoin.  Au bout du parcours nous visitons une magnifique petite église qui nous offre le moment de repos et de fraicheur attendus.  Dans le jardin, une magnifique sculpture en bronze du "Christ redonnant la vue à l'aveugle". Après quelques minutes salvatrices, nous reprenons le chemin du retour mais du côté opposé de la rue, comme pour nous donner un certain "challenge".  Nous voulons accélérer le pas mais, le soleil nous fait signe de ralentir.  Qu'il est pesant ce soleil, quand il le veut.  Nous poursuivons, plus que quelques pas et nous serons libérés.  Demain nous serons à "Kahului, Maui" et nous avons pris une excursion pour visiter une plantation tropicale et le "Maui Ocean Center".

Au réveil, nous constatons que le "Koningsdam" s'accroche de toutes ses amarres à l'emplacement désigné.  Nous avons prévue une visite organisée pour aller voir deux points d'intérêt pour nous.  Mais, vu que la rencontre n'a lieu qu'en après-midi, nous profitons de ce moment qui nous est offert.  Petit déjeuner sans stress, moments personnels d'oisiveté permettant un décrochage sporadique qui se fait distraire par les bruits environnants incontrôlables.  Un décrochage parfait qui oblige, à tout instant, à vérifier l'heure qui s'écoule plus lentement qu'à l'habitude.  Enfin, nous allons nous sustenter un tantinet car la visite durera cinq heures.  Nous sommes pris en charge à 12 h 45 comme prévu et nous embarquons à l'intérieur d'un fleuron québécois et j'ai nommé un autocar "Prévost".  Ce dernier nous amène à

notre première visite soit au "Maui Tropical Plantation" où nous pourrons voir des plantations d'ananas et noix de macadamia (macadam).  Ce fut la plus grande déception de la journée.  Un champ de 100 X 150 pieds (ici c'est en pied) de touffes de feuillage jauni à peine sorties du sol, en guise de champs d'ananas.  C'est à ce moment que nous avons constaté que nous ne goûterions pas à la fraicheur de ce fruit.  Pour les noix de macadamia, même pas l'apparence d'une feuille.  Notre guide s'efforçait de nous décrire ce qui jonchait au sol:  les plants de canne à sucre, d'avocat, de mangue et bien d'autres mais, nous, nous voulions voir et goûter des ananas.  Après cette visite nous retournons vivement dans notre cocon "le Prévost" qui se dirigera vers le "Maui Ocean Center".  Nous n'avons pas beaucoup d'attente car, c'est certain il n'y aura pas d'ananas.  Ce fut la surprise et le plaisirs des yeux à tous les instants.  Nous voyageons à travers des récits coralliens arborant toutes les couleurs que seule la nature sait le faire.  Des poissons de toutes les couleurs, de toutes les formes dansant avec gracieuseté et élégance et en accord avec les coraux les encadrant.  Plus loin, nous avons peine à percevoir l'animal du corail tellement le camouflage est parfait.  Un autre détour nous amène face à un bassin de méduses qui jouent avec la lumière tout en exécutant un gracieux ballet.  Au moment de rejoindre l'autocar, un guide nous incite à aller voir une projection en 3D.  Une expérience unique et inoubliable avec des baleines à bosses.  Nous avions l'impression que nous pouvions les caresser.  C'est magnifique et merveilleux de constater qu'un mammifère si énorme puisse être si délicat dans ses déplacements.  Nous venions de passer une magnifique journée.  Demain nous serons deux jours à Honolulu.

mercredi 19 février 2025

Enfin en mer...

Enfin nous sommes embarqués à bord du "Koningsdam" qui nous amènera vers des cieux plus cléments.  En effet, la température à San Diego n'a guère dépassé le 15 degrés Celcius et plutôt pluvieux depuis notre arrivée.  Mais, suite à ce que nous pouvons lire dans les divers journaux électroniques, nous sommes quand même mieux ici.  C'est un peu inhabituel, à ce temps-ci de l'année, ces conditions météorologiques.  Mais, voilà que nous sommes à bord et il ne nous reste plus qu'à nous laisser aller, après tout, nous sommes en vacances.  J'entends d'ici des commentaires du genre: "Tu es à la retraite donc tu es toujours en vacances".  Non, moi je vous dis que ma retraite a besoin de vacances.  De toute façon nous serons en mer pour les cinq prochaines journées.  Hawaï, c'est loin de la côte et il faut souffrir un peu pour avoir du soleil.  Je ne sais pas si vous avez remarqué mais, dans "HawaÏ 5-0" il fait toujours beau, pourquoi ce ne serait pas pareil pour nous?  En prévision de notre prochain séjour sur les îles du "Hula", nous avons pris le temps de regarder les excusions possibles et de faire un choix.  C'est en regardant "Blue Hawaï" avec Elvis, la semaine dernière, que nous nous sommes rendus compte que nous n'avions jamais visité une plantation d'ananas et que le meilleur endroit pour ce faire, est ici.  Bien entendu, les ananas seront accompagnés par d'autres curiosités dans le forfait.

Les ananas devront attendre parce que nous devons naviguer pendant encore quelques jours avant de mettre les pieds sur la terre ferme.  C'est loin et de plus le navire avance à pas de tortue comme si le capitaine se serait absenté et que les employés restants ne savent pas comment suivre un GPS.  Par contre nous, nous ne restons pas à rien faire, quand même.  Nous occupons nos heures de loisir à respecter un certain horaire afin de pas tomber dans l'oisiveté.  Nous nous efforçons d'énoncer des remarques sur la plupart des passagers passant


devant nous ou, nous assistons à un spectacle qui se déploie au gré de nos déplacements.  Au bout d'un moment nous atteignons l'extrémité du navire et nous n'avons pas le choix de continuer et d'insister pour nous 
rendre à notre table pour le repas du soir.  Ici, nous devons accepter d'avoir l'humilité de nous faire servir et de laisser le contrôle à d'autres.  Que c'est difficile, surtout pour Adrienne.  Pour moi, je dois dire que je me laisse aller assez facilement à cette contrainte.  Ce soir, c'est soirée de gala ce qui veut dire "un peu plus habillé".  Nous tronquons le "T-shirt" pour la chemise que nous pouvons accompagner d'une boucle "November" ou cravate, le "pull over" pour le blouson et les accompagnements appropriés.  Les dames font de même dans l'élaboration de leur tenue vestimentaire et nous déambulons fiers comme des paons vers la salle à manger.

Les jours passent et la température devient de plus en plus agréable comme pour nous annoncer notre arrivée prochaine à "Kona".  Tout en m'appliquant à vous écrire je vois apparaître, à intervalle régulier, ma blonde qui fait sa marche quotidienne sur le pont supérieur avec la complicité "d'Adamo" qui rythme son pas.  Et je me replonge dans l'écriture espérant un jour avoir "le prix Médicis", me consacrant une place dans le monde sans cesse grandissant  des influenceurs modernes.  

Dans mes recherches, voici un texte, encore pertinent et qui en dit long sur la situation internationale:  CLIQUEZ ICI

samedi 8 février 2025

Un nouveau vieux départ...

Bonjour tout le monde,

Nous revoilà.  Nous repartons bientôt pour une autre croisière vers l'hémisphère sud.  Nous devrons passer par le "Trump Village" mais, nous avons la consolation que ce passage obligé se fait par la  Californie, un état démocrate.  Eh bien oui, de San Diego à bord du "Koningsdam" nous nous dirigerons vers les iles Hawaï, la Polynésie française et jusqu'aux Marquises (terre de fin de vie de Jacques Brel).  L'avantage de cette croisière est que les escales dans les Îles Polynésiennes sont plus longues nous permettant ainsi de vraiment mieux en profiter.  WELCOME ABOARD!

Voici l'itinéraire:





lundi 19 février 2024

Un peu plus loin...

Nous revoilà en haute mer avant d'atteindre les côtes américaines.  En passant, je n'ai jamais compris pourquoi il faut préciser "haute mer"... nous flottons sur le dessus de la mer et non au fond, donc nous ne pouvons être que sur le "haut de la mer".  Un autre mystère sans indulgence qui ne sera pas résolu.  Nous serons demain matin, à nouveau, à Fort Lauderdale.  Nous avons pris une activité intitulée: "Land and sea excursion".  Nous n'aurons plus à faire semblant de sortir, comme la dernière fois, pour revenir illico.  Nous nous déplacerons au travers des canaux  de ce qui est communément appelé la "Venise de l'Amérique".  Le début de l'activité fut très intéressant car notre guide nous entretenait sur l'histoire et la formation de Fort Lauderdale.  Dans un petit coin, près du canal, le premier hôtel construit en béton pouvant résister aux ouragans et côtoyant une réplique des années 1900 d'une école pour filles.  Au fil de notre déplacement, nous pouvions lire sur un ensemble de briques rouges, en guise de pavé, les noms de personnes décédées depuis la création de la ville et ce toutes religions confondues.  La ville de Fort Lauderdale a été officiellement fondée en 1911.  Plus de deux cents soixante-cinq kilomètres de voies navigables ont été récupérées au début du XXième siècle, conséquence du drainage des marécages.  Ces canaux inventés arborent fièrement des résidences toutes plus riches les unes que les autres.  Ce n'est pas tout car, pour accompagner ce luxuriant panaché de richesse, il faut une embarcation de circonstance ayant demandé un investissement de plusieurs millions de dollars, à la porte (ou au quai).  L'embarcation auquel nous avons pris place se déplace au gré des méandres imposés.  Tout au long du déplacement, notre guide s'efforce de nous décrire les richesses étalées.  Une maison achetée, il y a quelques années, pour vingt-deux millions de dollars américains s'est transigée, il y a quelques temps, à plus de quatre-vingt-huit millions.

Et bla, bla, bla sur un tel et bla, bla, bla sur la suivante.  En passant, dit-il, vous pouvez louer le "yatch" à votre gauche pour un million de dollars par semaine.  Plus on avance et plus on devient indifférent à cet étalement d'iniquité sociale.  Pendant que nous pouvons percevoir encore quelques "aaaaah" de certains n'ayant pas encore atteint la satiété, nous remarquons que d'autres aimeraient faire marche arrière.  C'est blasant de voir l'étalement de tant de richesse et de n'avoir que ce thème comme fil conducteur.  Par chance, Fort Lauderdale, n'est qu'une étape de transition dans notre voyage.  Demain nous serons à Nassau.

Pas de prise en charge à Nassau, capital des Bahamas.  Nous nous faisons une idée des endroits à visiter avec notre bon ami "google" et nous nous préparons à faire une courte visite des lieux. Comme d'habitude, le navire est rarement accosté dans un endroit où nous pouvons faire nos visites touristiques à l'intérieur d'une distance raisonnable.  De plus au port, nous sommes souvent dans un scénario qui nous oblige à traverser une pléiade de boutiques et leurs crieurs insistants qui, avec une avalanche de mots dans un laps de temps très court, nous invitent à pénétrer à l'intérieur du commerce.  Il y a un certain respect car, aussitôt la limite du magasin franchie, c'est une autre voix qui prend la relève.  Nous avons beaucoup de pratique et d'expérience en la matière ce qui nous permet de sortir de cette impasse sans trop de difficultés.  Nassau est propre de sa personne et elle nous enveloppe d'un sentiment de sécurité.  Nous avons l'impression que nous pouvons nous déplacer où bon nous semble.  Il y a un respect des traverses piétonnières qui fait rêver tout bon Québécois.  Un seul bémol, et il est de taille... la conduite est encore à gauche.  La chaleur est intense et nous, petits blancs formés par la climatisation, avons beaucoup de difficulté à supporter cette insistante chaleur.  Nous rebroussons chemin après une bonne heure de marche.  Nous revenons au navire en empruntant un autre chemin et nous laissant, quelques fois, aspirer par l'une ou l'autre boutique avec l'air climatisé.   Nous nous reprendrons ailleurs ou plus tard, il faut continuer de vivre d'espoir.


Demain nous reprenons une excursion avec Holland America.  Nous serons en Jamaïque, où nous sommes venus à quelques reprises.  Après avoir cherché et trouvé l'endroit du point de rencontre, nous avons pu monter dans un autobus où nous avions l'impression qu'il était spécialement construit pour des écoliers.  Du moins, c'est l'impression qui m'est restée tout au long du parcours.  Une courte tournée dans les alentours nous rappelle des images de déjà vu.  Le chauffeur laisse les rues étroites de la ville et se lance sur l'autoroute.  Merde! il s'en va du mauvais bord... maudite conduite à gauche!.  Notre guide nous parle de la formation de l'île, du système d'éducation, des mesures sociales mais moi je n'avais qu'une seule préoccupation, me maintenir assis à ma place.  Rendu à destination après plusieurs évitements de "nids de poules", nous sommes accueillis par l'hôtesse qui nous fera visiter la "Greenwood House" qui est une propriété construite au XVIII ième siècle.  C'est Edward Barrett, homme très fortuné qui possédait,

en Jamaïque plus de 84 000 hectares qui fit construire cette maison.  Ce personnage possédait aussi deux mille esclaves travaillant sur ses plantations de canne à sucre.  Très belle propriété qui a été restaurée à grands frais et qui possède un très belle collection de meubles antiques et d'instruments mécaniques de musique.  Nous pouvons lire sur le sujet que cette maison est un des joyaux de la Jamaïque.  Elle fut épargnée lors de la rébellion des esclaves de Noël 1831.  Tout allait bien jusqu'au moment où nos yeux se sont arrêtés sur un parchemin encadré.  J'ai fait un saut dans le temps et je n'ai pu retenir une immense tristesse qui m'envahissait.  Il faut que ces monuments survivent pour ne pas oublier la triste histoire d'un peuple.  Essayez de lire sur la photo...

lundi 12 février 2024

Deux belles...

Plusieurs ports auxquels nous accostons, ces jours-ci, ont déjà fait l'objet d'exploration plus ou moins répétée.  Pour contrer ce phénomène, il arrive parfois que nous nous laissons tenter par certains démons.  C'est ce coup de grâce que nous avons vécu à Roseau en Dominique.  Nous nous dirigions vers le jardin botanique pour donner un sens à notre sortie lorsque, on ne sait pourquoi, nous nous arrêtons pour parler à un insulaire propriétaire d'un mini-van gris.  Ce dernier parlait un dialecte dont nous pouvions déceler un mélange de français, d'anglais et de créole.  De la musique à nos oreilles.  Nous étions bien pris à l'hameçon et nous y prenions un certain plaisir.  Il nous explique, dans un phrasé assez musical, la tournée qu'il nous propose.  Entre autres, nous pourrons voir les "chutes trafalgar", les trois pitons, les sources sulfureuses, le jardin botanique et bien plus.  Ce qu'il faut savoir à propos de cette île, c'est qu'elle a subi à plusieurs reprises des ouragans de forte intensité.  Plus près de nous en 2017 avec l'ouragan "Maria" qui, avec des vents atteignant 354 km/h a dévasté l'île de la Dominique.  Les résultats sont effrayants car trente et une personnes sont mortes et trente quatre autres sont toujours portées disparues.  Malgré tout ça, la nature a repris ses droits et son espace mais, il reste encore les vestiges de ces maisons sans toit ne laissant paraître que squelettes de béton.  Notre guide nous apprend, en passant près d'un groupe d'édifices semblables, que le gouvernement a fait construire ces appartements pour reloger les sinistrés.  Le plus magnifique, c'est que le loyer est à la charge du gouvernement et que l'électricité, l'eau, les taxes sont au frais du sinistré locateur pour le reste de sa vie.  Nous remarquons rapidement qu'il y a peu d'espace horizontal ce qui est la caractéristique des îles à formation volcanique.  Nous grimpons sans cesse, parfois avec des virages à cent quatre-vingt degrés et nous sommes presque indifférents tellement les récits et les descriptions de notre interlocuteur sont omniprésents.  Tout ce qui l'entoure est sujet à anecdotes et amour de la place.  Tous les points d'intérêts promis ont été vus et plus encore.  Il n'hésite pas à faire marche arrière pour combler une timide attente de notre part.  Très passionné et très patient.  Nous avons l'impression que nous sommes en présence d'un grand-père ayant vu ses petits enfants depuis fort longtemps.  Nous croisons des groupes de travailleurs préposés à la propreté des routes, répondant à notre salutation avec un large sourire et leur approbation gestuelle.  Tout est agréable autour de nous et tout contribue à l'harmonie dégagée.  C'est une île de rêve, si nous faisons abstraction de ces ouragans trop fréquents.  Demain, je me repose car mes genoux ont de la difficulté à supporter ma vieille carcasse.  Après demain nous avons un safari et je veux y participer.

Nous voilà partis pour une journée en mode safari autour de "St. Kitts and Nevis".  Un homme haut en

couleurs (dans l'habillement et dans l'affichage d'une barbe aux couleurs du pays) nous accueille avec un large sourire.  Ce sera notre guide-chauffeur pour les trois prochaines heures et demie.  Nous montons à tour de rôle dans notre habitacle de transport qui est, somme toute, assez rudimentaire laissant place à tout les aléas météorologiques.  Notre guide nous fait un petit cours et sa conception historique humoristique sera le reflet du temps passé en sa présence.  Pour lui, au XVième siècle, ce sont les autochtones qui ont découvert Christophe Colomb sur la plage et non l'inverse.  Nous étions attentifs à tous ses commentaires qui se laissaient interrompre de temps en temps par des éclats de rire.  Par contre nous ne nous habituons pas à la conduite à gauche et à chaque virage notre insécurité augmente.  La vitesse diminue et nous nous engageons dans une route qui se rétrécie de plus en plus, lorsque l'écriteau apparaît sur le bas côté: "One way" ce qui est suffisant pour atténuer nos craintes.  Notre interlocuteur nous informe que nous sommes sur la route d'une ancienne usine de distillation de rhum aujourd'hui transformée en musée sur le "batik".  Les bâtiments principaux très bien conservés et la végétation luxuriante cachant presque d'autres vestiges nous plongent dans un temps déjà révolu.  Le  temps est au passé....  Après quelques histoires et temps passé nous reprenons la route avec son lot d'inquiétudes.  Plus nous avançons, plus nous traversons de villages et plus les appréhensions diminuent nous laissant saluer tous ceux et celles qui entrent dans le jeu.  Notre camion de brousse laisse la route pour s'aventurer dans un champ près d'une falaise.  À cet endroit précis nous nous trouvons là où les eaux de l'Atlantique et de la mer des caraïbes se croisent.  Notre bolide reprend la route et nous amène, touristes obligent, à un point de vue superbe agrémenté de petites  boutiques souvenirs.  J'en connais deux, Hugo et ti-Louis, qui vont être contents comme leur mère lorsque nous revenions de voyage....  Notre dernier arrêt sera un autre point de vue qui n'est pas négligeable.  Certains pourraient penser que lorsque nous avons vu un tel spectacle, les autres doivent être fades!  Chaque parcelle de beauté que nous pouvons assimiler vaut mille fois les horreurs qui se développent dans le monde présentement.  Nous terminons notre périple et notre guide a su nous placer sous sa cloche de jovialité.

jeudi 8 février 2024

C'est reparti...

Dernière journée en mer avant d'arriver à Fort Lauderdale et ainsi terminer la première partie du voyage.  Pas toujours facile la vie en mer.  Il y a certaines obligations qu'il faut assumer malgré tout.  Holland America honore régulièrement ses passagers les plus fidèles.  Nous sommes invités à cette réception un peu protocolaire.  C'est là que nous apprenons qu'un couple cumule plus de deux mille six cents jours en mer avec la même compagnie.   Nous n'avons pas l'intention de battre ce record mais, tout ce que nous pouvons dire, c'est que ces gens aiment les croisières....  Nous sommes accostés comme prévu, le trois février pour permettre à plus de 1800 passagers de retourner à la maison.  Une autre obligation que nous avions, était un passage obligé à la douane américaine.  Même, si nous sommes arrivés en Floride depuis plus de treize jours et que nous avons déjà été contrôlés par les douaniers, nous devions nous soumettre, à nouveau, à cette exigence.  Ils sont drôles les "Amaricains" (comme dirait Elvis Gratton).  Ils veulent une rencontre face-à-face avec tous les passagers, aussi bien ceux qui partent que ceux qui restent.  Étant donnée l'expérience d'Adrienne dans le domaine douanier, nous n'opposons aucune résistance.  Tous les participants qui poursuivent le voyage, se rencontrent à la salle de spectacles afin d'être escortés devant le représentant officiel.  Après s'être assuré que tous les passagers de ce groupe aient été identifiés, nous avons pu nous diriger vers le point de rencontre.  Surprise, il n'y a pas de douanier mais des préposés de Holland America qui, à l'aide d'une tablette, prennent des photos et nous indiquent le chemin de retour vers le navire.  On se place en rang deux par deux en attendant le signal pour remonter à bord.  Après quelques instants, la file se remet en marche, repasse devant le contrôle du navire pour entendre "Welcome aboard".   À partir de ce moment nous ne pouvons plus sortir du navire.  Nous nous installons donc à une table à la piscine et nous nous amusons à identifier les nouveaux arrivants.  Normalement nous les reconnaissons par des pantalons longs ou des valises pleines.

Nous sommes repartis le soir même, pour une durée de onze jours, vers les Caraïbes du sud.  Contrairement à nos journées en mer de la première partie, nous ne bénéficions pas d'un temps aussi clément.  Pluie, bourrasque et fraicheur nous accompagnent.  Nous relativisons un peu lorsque nous apprenons les conditions hivernales dans les Maritimes.  Il n'y a pas grand chose à dire lorsque nous sommes en mer car nous ne contrôlons absolument rien.  Ne désespérons pas, la terre se rapproche de plus en plus.  Demain nous serons à "Sint Maarten", soit du côté néerlandais de l'île.  L'autre moitié est de possession française et nous avons visité cette île aux deux facettes, à plusieurs reprises,.  Nous mettons pied à terre et après quelques centimètres, nous nous dirigeons vers les tentations touristiques: j'ai nommé "les boutiques souvenirs".  À ce sujet, j'ai fait une étude exhaustive de la situation et je me suis rendu compte que ça demande autant d'énergie, pour l'homme, qu'un dix kilomètres à pied.  Par contre, je peux affirmer qu'il y a un allègement important si il y a consentement à l'activité.  La mission accomplie, nous regagnons nos quartiers généraux sous un soleil de plomb, faisant grimper le "mercure" à trente-deux degrés Celsius.  Après un départ hasardeux, car la mer est très houleuse, le navire se dirige vers "St John, Antigua and Barbuda" qui sera une première pour nous.  

Ce n'est pas la plus belle île que nous ayons vue mais, elle est agréable dans l'ensemble si

nous faisons exception d'une certaine anarchie au niveau des trottoirs.  Vous êtes en présence d'un manque total au niveau des largeurs vous obligeant, à mettre le pied dans le caniveau pour laisser le passage.  Chemin faisant il se voit imposer, toujours le trottoir et par conséquent nous aussi, un escalier de quelques marches pour devoir les redescendre un mètre plus loin.  De plus nous devons subir un bitume laissant paraître, trop souvent, ses prédécesseurs.  Les habitations qui nous accompagnent tout le long s'harmonisent avec l'ensemble.  Des automobilistes respectueux des piétons en autant qu'ils accélèrent la traversée.  Malgré tout ça, l'agression n'est pas présente.  Nous nous côtoyons, cédons mutuellement le passage en se faisant offrir des sourires et quelques fois de l'indifférence.  La seule chose qui ne cadre pas avec l'environnement ce sont les parures et l'élégance vestimentaire des insulaires.  Nous avons l'impression que tous les habitants sont invités à une fête ou un mariage....  Demain nous serons à "La Dominique" plus précisément à "Roseau".

jeudi 1 février 2024

Aruba, Bonaire, Curaçao

Une mer tranquille nous a permis d'atteindre "Bonaire", autrefois possession des Pays-Bas mais qui, depuis 2008 a acquis son autonomie.  Nous avions imaginé prendre un taxi flottant qui nous amènerait sur une petite île où, parait-il, il y a un paradis pour la plongée.  Le coût de la traversée, soit 25USD (35$ CND) par personne,  nous a fait rebrousser chemin.  Certes, nous étions un peu déçus mais il nous reste encore quelques îles pour nous rattraper.  C'est quand même une belle journée ensoleillée qui nous offre du temps pour faire du lèche- vitrine et ses conséquences.  Nous en profitons pour être "relax" car dans les jours qui suivent nous nous sommes engagés pour quelques activités.  Demain, nous serons à "Curaçao" (on doit prononcer Curaço) avec ses maisons colorées et son pont tournant.  Le centre-ville est un endroit agréable à revoir et nous sommes charmés à tout coup par son accueil, sa tranquillité et le plaisir d'harmonie qu'il offre à nos yeux.  Cette fois-ci nous découvrirons quelque chose de tout-à-fait différent.

À neuf heures précises, nous sommes au rendez-vous avant de monter dans l'autocar qui nous amènera de l'autre côté de l'île dans une ferme d'autruches.  Au fur et à mesure du parcours, les couleurs s'estompent laissant place à plus de cactus et d'aridité.  La population diminue, ce qui laisse la place à un espace plus désertique.  Il faut dire que sur l'île (c'est la même chose pour les trois) il n'y a pas d'eau potable.  L'eau souterraine est chargée de sels minéraux entre-autres de calcium et est impropre à la consommation humaine.  Les insulaires utilisent cette eau pour la lessive, les travaux d'entretien et l'irrigation dans les plantations mais, pour leur consommation personnelle, ils doivent se rabattre sur la désalinisation de l'eau de mer.  Nous nous approchons de plus en plus de notre point de chute soit la ferme d'autruches et on se dit, à voir le décor, qu'ils sont presque dans leur environnement naturel.  C'est là que nous apprenons:

- que les mâles sont noirs et les femelles d'un brun un peu plus terne

- qu'un oeuf peut supporter une pression de deux cents kilogrammes

- que normalement la femelle ne pond qu'un oeuf mais, l'éleveur, pour augmenter sa rentabilité, subtilise les oeufs forçant ainsi une ponte plus conséquente qui peut aller jusqu'à une possibilité de cinquante

- que l'autruche n'a peur de personne, si ce n'est du lion dont le seul moyen de défense qu'elle possède réside dans la fuite

- qu'elle peut courir à quarante km/h pendant plus d'une heure et même atteindre des pointes de vitesse de 70 à 90 km/h

- qu'elle est considéré dangereuse car elle ne peut être domestiquée.  

L'éleveur qui nous a reçu, malgré tous ses efforts, n'a pas autant de succès car il est dépendant du système électrique qui modifie trop souvent la température des incubateurs.  Après avoir nourri quelques bestioles, nous remontons dans l'autocar pour nous rendre à l'autre point d'intérêt dans les environs, c'est à dire une plantation "d'aloès vera".  Ces plantes dont les feuilles mesurent plus de soixante centimètres de long produisent une substance mi-solide et visqueuse qui a des propriétés médicinales et esthétiques.  La partie gélatineuse peut se manger sans danger.  Cette matière translucide sans saveur et à la texture un peu désagréable en bouche peut, selon les dires, aider le système digestif et tout ce qui est connexe (ça prend une certaine dose de croyance).  Par contre, il a été démontré qu'il a des effets thérapeutique cutanée.  Demain, nous serons à "Aruba" qui sera notre dernière escale avant le retour vers Fort Lauderdale et la fin de la première partie.

À Aruba, nous nous rendons plus tôt pour le rendez-vous car, le navire doit quitter le port à seize heures cet après-midi.  Notre premier arrêt sera dans une ferme de papillons pour nous permettre ainsi, de constater la beauté, la diversité et la fragilité de ces métamorphosés.  Tout le monde court à la recherche du papillon qu'il pourra capturer, non pas dans un filet mais, dans son téléphone ou sa caméra.  C'est beau de voir les individus fixer leurs yeux électroniques en attendant l'ouverture des ailes sans être frustrés par le manque de chance de capter à jamais l'image qu'ils auraient aimés faire admirer à leur entourage.  Nous revenons à l'autocar pour nous rendre de l'autre côté de l'île afin d'aller voir des formations monolithiques de roches volcaniques aux formes variées imposés par le refroidissement.  Des "divi divi", espèces d'arbres aux troncs tordus (comme des bonzaï), dispersés ici et là comme pour être en accord avec l'environnement du jour.  Plus loin, la terre devient de plus en plus lunaire avec ses roches, cette fois de type basaltes, de formes irrégulières disposées dans un désordre calculé.  À quelques mètres de là se trouve le pont naturel formé par la mer que personne ne peut franchir et une ancienne exploitation minière d'or qui demande beaucoup de crédulité.  Même cette aridité impose une beauté en elle-même qui nous oblige à l'admiration.